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Actualités - Chronologie

"Pas de problème" après la dévaluation selon le gouvernement indonésien

Les autorités indonésiennes se sont efforcées de rassurer l’opinion vendredi au lendemain de la dévaluation de fait qui a fait perdre à la monnaie nationale environ 15% de sa valeur par rapport au dollar, affirmant qu’il «n’y avait pas de problème».
«Notre économie est suffisamment forte et ne sera pas perturbée», a affirmé vendredi le ministre de la Planification et du Développement national, Ginanjar Kartasmita, ajoutant: «les chiffres fondamentaux de l’économie sont bons et il n’y a pas de problème».
Les réserves du pays, qui dépassent 20 milliards de dollars, sont «suffisantes», a-t-il affirmé. Il a assuré que le gouvernement, «dont l’intervention peut prendre plusieurs formes», avait également à sa disposition des outils financiers comme la hausse des taux et l’émission de bons du trésor.
Ces affirmations, assorties de mises en garde aux journaux leur enjoignant de ne pas dramatiser la situation, selon des directeurs de publication, ont été faites alors que la roupie poursuivait sa chute et semblait devoir franchir le seuil psychologique de 3.000 pour 1 dollar.
Vendredi après-midi, l’effritement de la roupie, alors cotée à 2,890/ 2,910, se poursuivait et les cambistes, comme les spécialistes de macroéconomie, étaient d’accord pour dire qu’elle dépasserait très rapidement 3.000.
«Le marché est tellement étroit qu’il semble que 5 dollars puissent déclencher une réaction. Les gens ici n’ont pas appris à fonctionner avec une roupie en cours de dépréciation», a déclaré à l’AFP le directeur financier d’une grande banque américaine.
Avant la tempête contre les monnaies des pays d’Asie du Sud-Est déclenchée par la dévaluation de fait du baht thaïlandais le 2 juillet, la valeur de la roupie était de 2.450 au premier juillet.
Peu avant que le plancher de 2.682 soit atteint, les autorités avaient annoncé, jeudi, que la Banque Centrale cessait de soutenir le cours de la devise, qui évoluait auparavant à l’intérieur d’une bande de fluctuation fixe.
La Bourse de Djakarta, qui avait déjà perdu 2,4% pour la seule journée de jeudi, après avoir déjà perdu quelque 10% en l’espace de six séances, a continué sa chute vendredi perdant plus de 18 points.
Le plus grand assembleur local d’automobiles, PT Astra International, a d’ores et déjà annoncé que la chute de la roupie le contraindrait à augmenter de 2 à 3% les tarifs de ses véhicules montés à partir de pièces détachées importées.
«Je ne suis pas près de pouvoir m’asseoir en face de mon banquier pour lui demander un prêt», a noté de son côté un des directeurs de Gudan Garam, le fabricant des cigarettes à la girofle, une exportation importante de l’Indonésie.
«Le coût de l’argent ne sera plus le même», a-t-il constaté.
La presse locale de son côté, dont les directeurs avaient été convoqués dès mercredi par le ministre de l’Information, le général Hartono, s’efforce de faire bonne figure.
Le «Djakarta Post», le plus important des quotidiens de langue anglaise de l’Indonésie, écrit ainsi vendredi: «Nous comprenons et appuyons pleinement l’appel du ministre de l’Information nous demandant d’aider à calmer la nervosité du marché».
Mais «Kompas», le plus important quotidien indonésien, ose relever que parmi les banques du pays «celles qui sont malades constituent un point faible de notre économie et une source de vulnérabilité».
«Nous avons beaucoup de travail à faire, ajoute le quotidien, car nous devons sincèrement admettre que, cachées derrière des performances macroéconomiques satisfaisantes, nous avons encore des faiblesses». (AFP)
Les autorités indonésiennes se sont efforcées de rassurer l’opinion vendredi au lendemain de la dévaluation de fait qui a fait perdre à la monnaie nationale environ 15% de sa valeur par rapport au dollar, affirmant qu’il «n’y avait pas de problème».«Notre économie est suffisamment forte et ne sera pas perturbée», a affirmé vendredi le ministre de la Planification et du Développement national, Ginanjar Kartasmita, ajoutant: «les chiffres fondamentaux de l’économie sont bons et il n’y a pas de problème».Les réserves du pays, qui dépassent 20 milliards de dollars, sont «suffisantes», a-t-il affirmé. Il a assuré que le gouvernement, «dont l’intervention peut prendre plusieurs formes», avait également à sa disposition des outils financiers comme la hausse des taux et l’émission de bons du...