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Actualités - Chronologie

Rassemblement intercommunautaire dimanche à Londres pour commémorer la partition

Un rassemblement ouvert aux sikhs, musulmans et hindous est prévu dimanche à Londres afin de commémorer le 50e anniversaire de la partition de l’Inde et du Pakistan, en dépit des menaces et intimidations de la part d’extrémistes.

Le rassemblement doit se tenir à Southall, une banlieue ouest de Londres qui abrite la plus importante communauté sikh en dehors de l’Inde, afin de célébrer la fin de l’ère coloniale en Inde et appeler à l’union pour résoudre les problèmes de l’ensemble de la communauté sud-asiatique, qui rassemble 1,6 million de personnes en Grande-Bretagne.
Il a été voulu par le Southall Monitoring Group (SMG), une organisation de défense des droits de l’homme.
La semaine dernière, des bombes incendiaires ont été lancées contre les locaux du SMG et des menaces de mort proférées.
Les séparatistes sikhs ont appelé au boycottage du rassemblement. «Il n’y a absolument rien à célébrer dans les cinquante dernières années», a déclaré Ajit Singh Khera, porte-parole du Conseil du Khalistan, qui milite pour l’indépendance du Pendjab. «Lorsque les Britanniques sont partis en 1947, la souveraineté sur le Pendjab a été simplement transférée au Congrès indien», a-t-il dit.
Tout en condamnant l’attaque contre le SMG, il a attribué ce type de violences à «une poignée de gamins se bagarrant dans les rues».
Trois suspects ont été arrêtés mercredi dans le sud-est de Londres. Ils étaient toujours détenus en milieu de semaine dans le cadre de la loi antiterroriste, et interrogés au sujet d’un complot en Grande-Bretagne de séparatistes sikhs, qui mènent au Pendjab (nord de l’Inde) une guérilla séparatiste, selon Scotland Yard. La police s’est refusée à fournir la moindre précision sur la nature exacte de leurs projets.

Des fascistes

Suresh Grover, dirigeant du SMG, souligne que «la liberté gagnée en 1947 a été obtenue grâce à de très nombreux sacrifices (…). La bataille que nous avons menée pour l’égalité et la justice sociale ne peut pas s’achever dans la haine au sein de notre communauté».
«Nous avons eu des menaces de fascistes dans le passé, mais jamais provenant de la communauté asiatique», ajoute-t-il.
Pour le SMG, les difficultés des Asiatiques en Grande-Bretagne ont été accrues par le chômage, les difficultés à se loger, et les services sociaux déficients. «Les aspects les plus aigus de cette crise sont les attaques d’une communauté contre une autre — attaque physique par des gangs sikhs contre des marchands musulmans ou par des organisations musulmanes contre des cibles hindoues et sikhs», affirme M. Grover.
La police a exprimé récemment ses craintes de troubles autour des 300 célébrations de 1947 prévues à travers le pays. Ces derniers mois, des bandes de jeunes Sikhs ont effectué des «expéditions commando» dans des quartiers musulmans, saccageant voitures, maisons et commerces à Slough notamment (ouest de Londres).
A Slough, une émeute impliquant une centaine de sikhs en avril a entraîné des représailles musulmanes, qui ont laissé un adolescent dans le coma. En juin enfin, 300 jeunes d’origine pakistanaise se sont heurtés à la police à Leeds (nord), à proximité d’un magasin vidéo tenu par un sikh et qui distribuait un film perçu comme antimusulman.

Le rassemblement intercommunautaire de dimanche espère puiser dans les succès du passé pour résoudre les problèmes actuels, en reconnaissant, selon le dirigeant du SMG, «la contribution des combattants de la liberté pour obtenir l’indépendance» et en tentant de répondre «à la crise que les Asiatiques affrontent ici» (AFP)
Un rassemblement ouvert aux sikhs, musulmans et hindous est prévu dimanche à Londres afin de commémorer le 50e anniversaire de la partition de l’Inde et du Pakistan, en dépit des menaces et intimidations de la part d’extrémistes.Le rassemblement doit se tenir à Southall, une banlieue ouest de Londres qui abrite la plus importante communauté sikh en dehors de l’Inde, afin de célébrer la fin de l’ère coloniale en Inde et appeler à l’union pour résoudre les problèmes de l’ensemble de la communauté sud-asiatique, qui rassemble 1,6 million de personnes en Grande-Bretagne.Il a été voulu par le Southall Monitoring Group (SMG), une organisation de défense des droits de l’homme.La semaine dernière, des bombes incendiaires ont été lancées contre les locaux du SMG et des menaces de mort proférées.Les...