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Actualités - Chronologie

La partition de 1947 : une balafre toujours sanglante

Ce fut la plus grande migration forcée que le monde moderne ait connu, la plus sanglante. Cinquante ans après, la balafre n’est toujours pas cicatrisée.

Au crépuscule de l’empire britannique des Indes, en 1947, le sous-continent fut coupé en deux d’une ligne tracée artificiellement sur une carte, véritable séisme dont les contrecoups secouent toujours l’Asie du sud.
Dans l’orgie de massacres que cela déclencha, entre 500.000 et 2 millions de réfugiés périrent, massacrés sur les routes ou dans les trains qui les emmenaient loin de chez eux, devenus «trains de la mort», par des bandes de musulmans d’un côté, d’hindous et de sikhs de l’autre, armés de haches, de couteaux ou de crosses de hockey.
La colère pour la partition du pays, la perte de territoires, de maisons, de fermes, était attisée par de folles rumeurs alimentant le carnage.
La boîte de Pandore avait été ouverte sous la pression politique des dirigeants indiens, Mohamed Jinnah et sa Ligue musulmane d’un côté, Jawaharlal Nehru et son parti du Congrès de l’autre.
L’ONU n’yant pas voulu se charger de cette sombre tâche, le découpage fut confié à un Anglais qui n’avait jamais mis les pieds dans la région, sir Cyril Ratcliffe, qui eut exactement 36 jours dans un bureau de New Delhi pour découper des siècles d’histoire.
Cinquante ans plus tard, après trois guerres indo-pakistanaises et la partition du Pakistan oriental et occidental (aujourd’hui Bangladesh) en 1971, ce sillon passe, toujours sanglant, au milieu du Cachemire, théâtre d’une guerilla qui a fait 20.000 morts depuis 1989.
L’Inde et le Pakistan se font face, avec chacun son arsenal nucléaire. (AFP)
Ce fut la plus grande migration forcée que le monde moderne ait connu, la plus sanglante. Cinquante ans après, la balafre n’est toujours pas cicatrisée.Au crépuscule de l’empire britannique des Indes, en 1947, le sous-continent fut coupé en deux d’une ligne tracée artificiellement sur une carte, véritable séisme dont les contrecoups secouent toujours l’Asie du sud.Dans l’orgie de massacres que cela déclencha, entre 500.000 et 2 millions de réfugiés périrent, massacrés sur les routes ou dans les trains qui les emmenaient loin de chez eux, devenus «trains de la mort», par des bandes de musulmans d’un côté, d’hindous et de sikhs de l’autre, armés de haches, de couteaux ou de crosses de hockey.La colère pour la partition du pays, la perte de territoires, de maisons, de fermes, était attisée par de folles...