M. Netanyahu peut ainsi entériner la nomination d’un représentant élu, membre du courant réformé, Mme Joyce Brenner, au Conseil religieux de la ville de Netanya au nord de Tel-Aviv, à laquelle s’opposait le ministre Eli Suissa, du parti sépharade ultra-orthodoxe Shass.
Mais parallèlement, M. Netanyahu devrait décider de la création d’une commission chargée de formuler une loi qui interdirait à l’avenir la nomination de membres du courant réformé aux conseils religieux, selon la radio.
Les partis religieux ultra-orthodoxes ont cependant déjà fait part de leurs protestations. Un député du parti du Judaïsme unifié (4 députés), Moshé Gafni, a annoncé à la radio publique qu’il avait l’intention de quitter la coalition gouvernementale.
Le Shass (10 députés) a déclaré qu’il ne déciderait que dans quelques jours de la marche à suivre.
Les courants réformés et conservateurs, qui sont très minoritaires en Israël alors qu’ils sont majoritaires dans l’importante communauté juive américaine, essayent de battre en brèche le monopole détenu en Israël par le judaïsme orthodoxe, qui leur refuse toute légitimité.
Les ultra-orthodoxes avaient fait barrage à l’entrée de Mme Brenner au Conseil religieux, chargé de superviser dans chaque commune les services religieux, tels l’entretien des synagogues et les mariages.
Mme Brenner ne s’est pas laissée décourager et s’est pourvue devant la Cour suprême qui a ordonné en vain à M. Suissa d’entériner sa participation à cette instance financée par l’Etat.
M. Suissa, qui détenait deux portefeuilles, reste ministre de l’Intérieur. Il ne perd pas grand-chose car il devait en tout état de cause remettre dans deux semaines son mandat des Cultes à un ministre d’un autre parti religieux, aux termes des accords de coalition. (AFP)


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