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Actualités - Chronologie

Les anglo-indiens en voie de disparition

Ils donnèrent au monde des artistes tels que Merle Oberon, Vivien Leigh, Julie Christie ou Cliff Richard. Aujourd’hui, les «Anglo-Indiens», enfants de parents mixtes ou Britanniques aux vieilles racines indiennes, sont en voie de disparition.
Déjà considérés comme des outsiders sous l’empire britannique, ils sont depuis l’indépendance souvent comme des étrangers dans leur pays, incertains de leur identité et de leur culture.
«Nous avions une vie délicieuse, comme dans le Sud américain qui s’est envolé dans le vent», se rappelle le pianiste de Calcutta Conrad Matthews, qui compte parmi ses ancêtres les Grant (le célèbre whisky écossais). «Ce genre de vie est mort. Il n’y aura bientôt plus d’Anglo-Indiens».
Robin Wright, un Britannique qui vit en Inde depuis 50 ans, les estime à entre 100.000 et 150.000. Beaucoup sont partis, en Grande-Bretagne, Australie ou Canada dans les années 1950-60.
Sous l’empire, les Britanniques les regardaient avec dédain. Les enfants d’unions mixtes étaient appelés «chi-chis», «honte-honte» en hindi.
Mais les liaisons étaient inévitables, explique M. Wright. «Des centaines de jeunes hommes vinrent d’Angleterre, sans pouvoir se marier pendant des années. On ne peut garder les jambes serrées à jamais».
Les Indiens les considérèrent comme des «étrangers» aux «valeurs occidentales», ironiquement les mêmes que partage aujourd’hui la classe moyenne indienne qui s’enrichit.
Cela n’a pas empêché certains de réussir, dans les arts ou le sport. D’autres en revanche ne font que survivre, tel Andrew Walke qui tire un rickshaw à Calcutta. (AFP)
Ils donnèrent au monde des artistes tels que Merle Oberon, Vivien Leigh, Julie Christie ou Cliff Richard. Aujourd’hui, les «Anglo-Indiens», enfants de parents mixtes ou Britanniques aux vieilles racines indiennes, sont en voie de disparition.Déjà considérés comme des outsiders sous l’empire britannique, ils sont depuis l’indépendance souvent comme des étrangers dans leur pays, incertains de leur identité et de leur culture.«Nous avions une vie délicieuse, comme dans le Sud américain qui s’est envolé dans le vent», se rappelle le pianiste de Calcutta Conrad Matthews, qui compte parmi ses ancêtres les Grant (le célèbre whisky écossais). «Ce genre de vie est mort. Il n’y aura bientôt plus d’Anglo-Indiens».Robin Wright, un Britannique qui vit en Inde depuis 50 ans, les estime à entre 100.000 et 150.000....