Le ministre des Affaires étrangères Ung Huot, a été élu la semaine dernière par le Parlement cambodgien, y compris par les députés du Funcipec, le parti royaliste du prince Ranariddh, restés à Phnom Penh, au poste de premier co-premier ministre en remplacement du prince Ranariddh.
De nombreux pays, y compris les Etats-Unis, ont indiqué qu’ils considèrent que cette élection a eu lieu dans une atmosphère de peur et de coercition.
Norodom Ranariddh avait déjà demandé dimanche aux pays de l’Association des Nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) de ne pas reconnaître Ung Huot.
Le prince Ranariddh, qui s’exprimait sur la chaîne de télévision TCS de Singapour depuis Bangkok, avait déclaré qu’il était toujours le premier co-premier ministre «légalement et constitutionnellement».
Il avait demandé aux ministre des Affaires étrangères de l’ASEAN, réunis hier à Singapour pour décider de leurs relations avec le nouveau gouvernement, de ne pas le reconnaitre officiellement.
Le prince a également appelé dans un communiqué les ONG et les Nations Unies a fournir des équipements, des abris, de la nourriture et des médicaments aux Cambodgiens réfugiés le long de la frontière de la Thaïlande.
«Des milliers de personnes opposées à la dicature de Hun Sen, craignant pour leur vie, se sont réfugiées à la frontière», a indiqué le prince.
Les autorités thaïlandaises avaient laissé 3.000 réfugiés franchir la frontière la semaine dernière, mais ces réfugiés ont été renvoyés au Cambodge après que les forces royalistes eurent été chassées de la région de Poipet par les troupes de Hun Sen.
Des combats se sont poursuivis au cours des derniers jours dans la région située au nord-est de Poipet. (AFP)


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