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Actualités - Chronologie

L'Irak s'apprête à reprendre ses exportations de brut

L’Irak s’apprête à conclure ses premiers contrats d’exportation de brut pour le deuxième semestre d’application de «l’accord pétrole contre nourriture», a annoncé un responsable pétrolier irakien. «Nous allons commencer aujourd’hui à conclure des contrats avec les firmes pétrolières agréées par le gouvernement», a déclaré le directeur de l’Organisation d’Etat pour la commercialisation du pétrole (SOMO), Saddam Zaban Hassan.
L’Irak a reçu beaucoup de demandes et est en mesure de les satisfaire avec sa capacité d’exportation actuelle, a-t-il expliqué.
Les premiers pétroliers géants sont attendus mardi pour charger le brut irakien au terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée, et au terminal irakien de Mina al-Bakr, sur le Golfe, a-t-il ajouté.
A New York, le prix du baril de brut de référence pour livraison la plus rapprochée en septembre a cédé 55 cents à 19,54 dollars vendredi sur le marché à terme, en raison des perspectives de reprise des ventes irakiennes.
Le comité des sanctions de l’ONU a approuvé vendredi une nouvelle formule de fixation des prix du brut irakien, permettant à Bagdad de reprendre ses exportations pour le deuxième semestre.
Mise en œuvre en décembre 1996, la résolution 986 du Conseil de Sécurité, dite «pétrole contre nourriture», autorise l’Irak à exporter du brut pour deux milliards de dollars par semestre — en deux tranches d’un milliard par trimestre — pour acheter des vivres et des médicaments.
L’Irak a suspendu en juin, à l’expiration du 1er semestre d’application de l’accord, ses exportations de brut pour protester contre les retards accusés par les livraisons des produits de première nécessité.
Pour la reprise des exportations, «tous les efforts seront déployés pour atteindre la plus haute capacité» à travers Mina al-Bakr et l’oléoduc irako-turc, a indiqué M. Hassan.

La capacité
d’exportation

Il a précisé que l’Irak disposait d’une quantité de brut prête à l’exportation, actuellement stockée dans le terminal turc, et que l’oléoduc acheminant le brut de Kirkouk (nord irakien) vers Ceyhan était plein.
«Nous n’avons aucun problème en ce qui concerne le pompage vers les deux terminaux ou les quantités» qui doivent être exportées, a-t-il ajouté.
Des experts étrangers estiment que l’Irak doit exporter au rythme de deux millions de barils par jour (mbj) pour générer un milliard de dollars début septembre, à l’expiration de la première tranche du 2e semestre d’application de l’accord «pétrole contre nourriture».
L’Irak affirme que sa capacité d’exportation de brut est de 1,8 mbj, alors que ces experts l’estiment entre 1,3 et 1,6 mbj et affirment que l’interruption des ventes depuis juin coûtera à Bagdad des centaines de millions de dollars.
Le directeur de la SOMO a indiqué que l’Irak avait exporté au cours du premier semestre un total de 120 millions de barils — soit une moyenne de 666.666 barils par jour — en vertu de 51 contrats.
Parmi ses clients au premier semestre figuraient de grandes firmes comme les américaines Mobil, Texaco et Chevron, les françaises Elf-Aquitaine et Total, l’anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell, la russe Lukoil, l’italienne Agip, l’espagnole Repsol et la japonaise Mitsubishi.
La résolution 986 constitue le premier assouplissement de l’embargo pétrolier imposé à l’Irak depuis son invasion du Koweit, en août 1990. (AFP)
L’Irak s’apprête à conclure ses premiers contrats d’exportation de brut pour le deuxième semestre d’application de «l’accord pétrole contre nourriture», a annoncé un responsable pétrolier irakien. «Nous allons commencer aujourd’hui à conclure des contrats avec les firmes pétrolières agréées par le gouvernement», a déclaré le directeur de l’Organisation d’Etat pour la commercialisation du pétrole (SOMO), Saddam Zaban Hassan.L’Irak a reçu beaucoup de demandes et est en mesure de les satisfaire avec sa capacité d’exportation actuelle, a-t-il expliqué.Les premiers pétroliers géants sont attendus mardi pour charger le brut irakien au terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée, et au terminal irakien de Mina al-Bakr, sur le Golfe, a-t-il ajouté.A New York, le prix du baril de brut de référence...