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Actualités - Chronologie

L'argent, sixième élément (photo)


La société française de cinéma Gaumont a réussi son pari au-delà des espérances en investissant un budget «hollywoodien» dans «Le cinquième élément» du réalisateur Luc Besson.
Sortie il y a quatre mois, cette superproduction de science-fiction a fait exploser au-delà du milliard de francs (160 millions de dollars), le chiffre d’affaires semestriel de la doyenne mondiale des sociétés de cinéma, selon ses résultats.
Tourné en anglais avec un budget mirobolant pour une production européenne, près de 100 millions de dollars, le film a déjà atteint le cap des 86 millions de dollars, dont 71,4 réalisés à l’étranger, selon la société.
La Gaumont, qui s’était payé Bruce Willis en vedette de son film transatlantique tourné à Londres, se voit tellement récompensée que le chiffre d’affaires généré par la production et la distribution «dépasse celui du circuit (exploitation des salles Gaumont), pour la première fois dans l’histoire de la société», selon son communiqué.
Le chiffre d’affaires de l’activité film (production et distribution) a en effet presque triplé en 1997, atteignant près de 110 millions de dollars.
En outre la fréquentation du circuit Gaumont a fortement progressé passant en France de 9,3 millions de spectateurs au premier semestre 96 à 10,2 millions au premier semestre 97.

«Nikita» et «Léon»

Investir au niveau mondial fait littéralement changer de catégorie Gaumont, qui produisait surtout jusqu’ici des films en français, dont certains comme «Les visiteurs» ou «Les anges gardiens» ont connu des succès, mais sans comparaison avec celui du dernier film de Luc Besson. Gaumont avait réussi à couvrir le budget de «Cinquième élément» rien qu’avec les préventes internationales.
Peu avant la sortie du film, présenté en ouverture du festival de Cannes début mai, le président de Gaumont, Nicolas Seydoux avait prévenu que son groupe cinématographique ne pourrait investir plus de 16 millions de dollars dans des films tournés en Français.
En projet, seul les «visiteurs 2» dépassent actuellement les 100 millions. En France, il n’y a pas un film qui ait fait 10 millions d’entrées depuis «Les visiteurs», produit en 1993.
Le film «Vatel» de Roland Joffé, avec Gérard Depardieu, dans lequel Gaumont investit cette année 200 millions de francs, sera tourné en anglais, bien que l’histoire de ce cuisinier de prince qui s’était suicidé en ne supportant pas le retard de son arrivage de poissons, se passe dans la France du XVIIe siècle.
Et Nicolas Seydoux d’expliquer que «Nikita», film de Luc Besson tourné en français en 1990 a rapporté trois fois moins que «Léon», tourné en anglais en 1994.

La société française de cinéma Gaumont a réussi son pari au-delà des espérances en investissant un budget «hollywoodien» dans «Le cinquième élément» du réalisateur Luc Besson.Sortie il y a quatre mois, cette superproduction de science-fiction a fait exploser au-delà du milliard de francs (160 millions de dollars), le chiffre d’affaires semestriel de la doyenne mondiale des sociétés de cinéma, selon ses résultats.Tourné en anglais avec un budget mirobolant pour une production européenne, près de 100 millions de dollars, le film a déjà atteint le cap des 86 millions de dollars, dont 71,4 réalisés à l’étranger, selon la société.La Gaumont, qui s’était payé Bruce Willis en vedette de son film transatlantique tourné à Londres, se voit tellement récompensée que le chiffre d’affaires généré par la...