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Actualités - Chronologie

Rang social et sexualité chez les femelles chimpanzés

Le succès de l’activité sexuelle déployée par les femelles chimpanzés, et donc le nombre de leurs descendants, est directement lié à leur position dans la hiérarchie de leur groupe, affirme un article paru vendredi dans l’hebdomadaire américain «Science».
Selon une étude réalisée par des zoologues américains de l’université de Saint-Paul (Minnesota) et de l’institut Jane Goodall de Ridgefield (Connecticut), les femelles occupant les places les plus hautes dans la pyramide sociale sont de loin celles qui ont le plus d’enfants et de petits-enfants.
Les meilleurs résultats sexuels de «l’aristocratie» féminine des chimpanzés se manifestent notamment par un meilleur taux de survie de leur progéniture, par une maturité sexuelle plus rapide de leurs filles et, en conséquence, par un taux de reproduction beaucoup plus rapide, indiquent les auteurs de l’étude.
Fruit de trente-cinq années d’observations réalisées dans le parc national de Gombe (Tanzanie), cette découverte vient remettre en cause l’idée, jusque-là très répandue chez les spécialistes de la sociologie des primates, selon laquelle les femelles chimpanzés ne jouent qu’un rôle passif dans leur sexualité.
Au contraire, elle vient démontrer l’énergie qu’elles vouent à la défense de leurs intérêts reproductifs. Selon les auteurs de l’étude, il est ainsi fréquent que les femelles chimpanzés quittent leur propre communauté pour trouver un partenaire sexuel, alors que le champ d’activité sexuel des mâles reste, lui, limité à un cercle très restreint.
«Il est tout à fait probable que le rang élevé dans la hiérarchie influence le succès de la reproduction des femelles en leur permettant d’établir et de maintenir leur accès à des ressources intéressantes (en matière de mâles notamment) plutôt qu’en leur évitant d’être agressées par des concurrentes», expliquent-ils.
Dans un article accompagnant cette étude, l’anthropologue Richard Wrangham, de l’université de Harvard (Massachusetts), estime même que le rôle des femelles chimpanzés en matière de sexualité est certainement encore plus important. «Cette étude nous rappelle que (...) l’initiative féminine peut être un moteur majeur de l’évolution des systèmes sociaux», estime-t-il. (AFP)
Le succès de l’activité sexuelle déployée par les femelles chimpanzés, et donc le nombre de leurs descendants, est directement lié à leur position dans la hiérarchie de leur groupe, affirme un article paru vendredi dans l’hebdomadaire américain «Science».Selon une étude réalisée par des zoologues américains de l’université de Saint-Paul (Minnesota) et de l’institut Jane Goodall de Ridgefield (Connecticut), les femelles occupant les places les plus hautes dans la pyramide sociale sont de loin celles qui ont le plus d’enfants et de petits-enfants.Les meilleurs résultats sexuels de «l’aristocratie» féminine des chimpanzés se manifestent notamment par un meilleur taux de survie de leur progéniture, par une maturité sexuelle plus rapide de leurs filles et, en conséquence, par un taux de reproduction...