La fille du maharadja de Jaipur, descendante des princes du Rajasthan (Nord-Ouest) dont l’opulence est restée légendaire, a épousé dans la plus grande discrétion un roturier, son ancien chauffeur, a rapporté hier un journal.
Comme dans un film musical hindi où l’amour triomphe de l’adversité, Diya Singh, 25 ans, s’est mariée mercredi à New Delhi avec l’homme qu’elle aime, Narendra Singh, en dépit de l’opposition de sa famille et de la communauté rajpoute, a indiqué l’Indian Express.
Le mariage s’est déroulé dans l’intimité dans la propriété du maharadja Bhawani Singh à New Delhi, avec pour seul signe extérieur de cérémonie des guirlandes traditionnelles de roses, de soucis et de feuilles de bananier sur la grille d’entrée, a précisé le quotidien.
La cérémonie avait dû être déplacée de Jaipur à New Delhi en raison de l’opposition de la communauté rajpoute au mariage de la seule héritière du maharadja non seulement avec un roturier, mais encore, contrairement à la tradition des clans locaux, de la même caste.
L’Inde comptait 565 familles princières régnant sur quelque 140 millions de sujets lorsque les privilèges royaux furent abolis à l’indépendance du pays en 1947. En 1972, elles perdirent la manne financière que leur accordait l’Etat en compensation. Mais les maharadjas continuent d’être considérés comme des souverains par les populations locales.
Ils se sont adaptés et comme le maharadja de Jaipur ont souvent transformé leurs palais en hôtels de luxe.
Ce n’est pas la première fois que l’amour l’emporte sur la tradition chez les descendants des princes indiens. L’an dernier, la fille du maharadja d’Udaipur, également au Rajasthan, avait épousé un joueur de polo sponsorisé par la famille princière. (AFP)

