Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Toufayli : la révolte se poursuivra jusqu'à la mort

Le ministre de l’Intérieur Michel Murr a adressé au Conseil des ministres une note au sujet des appels à la désobéissance civile lancés récemment par plusieurs pôles de l’opposition. La note de M. Murr s’en prend à «certains politiciens» qui ont mené campagne récemment contre le gouvernement et la politique suivie par le pouvoir dans la gestion des affaires publiques. La note préconise de confirmer l’interdiction des rassemblements et suggère que des poursuites judiciaires soient engagées contre «tous ceux qui appellent à la révolution ou à la désobéissance civile». Voici le texte de la note du ministre de l’Intérieur:
Sujet: «Les appels à la révolution ou à la désobéissance civile qui sont passibles de poursuites pénales et qui risquent, si elles se poursuivent, de porter atteinte au prestige de l’Etat et de mettre en péril la sécurité du régime».
«Certains politiciens ont entrepris récemment, pour des considérations personnelles qui cachent parfois des visées politiques, d’exploiter les difficultés socio-économiques en lançant des appels à l’organisation de rassemblements. Des slogans qui suscitent les passions des citoyens sont lancés au cours de ces rassemblements, ce qui porte atteinte à l’ordre établi. Ces comportements (tels que les appels à la révolution ou à la désobéissance civile) sont passibles de poursuites judiciaires».
«Jusqu’à présent, l’Etat a adopté une attitude passive à l’égard de ces actions. Ce phénomène a fait, par conséquent, boule de neige, et certains ont poussé leur comportement jusqu’aux limites de l’acceptable. Toute revendication relative à une région déterminée (telle que la construction d’une route, l’ouverture d’une carrière, l’octroi d’une amnistie, ou la construction de bâtiments d’une manière illégale...) s’accompagne de menaces contre l’Etat. Si les revendications soulevées ne sont pas satisfaites, l’Etat est menacé de désobéissance civile, de révolution ou de toute autre action similaire. Si une telle situation persiste sans que les mesures adéquates soient prises, le régime risque d’être ébranlé et le prestige de l’Etat bafoué».
«A la lumière des considérations susmentionnées, nous proposons que le Conseil des ministres donne son accord aux mesures suivantes:
1. Demander au ministre de la Justice d’entreprendre les démarches nécessaires afin que des poursuites judiciaires soient engagées contre tous ceux qui appellent à la révolution, à la désobéissance civile ou à toute autre action similaire passible de poursuites.
2. Demander aux ministres de l’Intérieur et de la Défense de charger l’armée libanaise, les Forces de sécurité intérieure et tous les autres services sécuritaires d’interdire les rassemblements dans toutes les régions libanaises.
3. Demander au ministre de l’Intérieur de convoquer le Conseil central de sécurité à des réunions à chaque fois que cela s’avère nécessaire afin de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre à exécution la teneur de cette résolution».
Le ministre de l’Intérieur Michel Murr a adressé au Conseil des ministres une note au sujet des appels à la désobéissance civile lancés récemment par plusieurs pôles de l’opposition. La note de M. Murr s’en prend à «certains politiciens» qui ont mené campagne récemment contre le gouvernement et la politique suivie par le pouvoir dans la gestion des affaires publiques. La note préconise de confirmer l’interdiction des rassemblements et suggère que des poursuites judiciaires soient engagées contre «tous ceux qui appellent à la révolution ou à la désobéissance civile». Voici le texte de la note du ministre de l’Intérieur:Sujet: «Les appels à la révolution ou à la désobéissance civile qui sont passibles de poursuites pénales et qui risquent, si elles se poursuivent, de porter atteinte au prestige de...