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Actualités - Chronologie

Allemagne : l'IFO prévoit un déficit budgétaire de 3.3% en 1997

Le déficit budgétaire allemand atteindra 3,3% du PIB en 1997, un niveau supérieur à celui exigé par le Traité de Maastricht mais qui ne devrait pas empêcher l’Allemagne de se qualifier pour l’Union économique et monétaire (UEM), déclare mardi l’institut de recherche économique IFO.
L’estimation publiée dans le rapport semestriel de l’IFO est supérieure aux prévisions faites lors de l’assemblée annuelle de l’institut en juin (3,2%).
Pour 1998, l’IFO prévoit un déficit équivalent à 2,6% du PIB, inférieur au seuil de 3,0% fixé par le traité de Maastricht.
L’IFO, l’un des six principaux instituts de recherche allemand, souligne toutefois que la prévision pour 1997 est sujette à d’importantes incertitudes et que ce chiffre pourrait «être à une décimal près plus proche des 3,0% de référence».
«Même si cette prévision se révèle être juste, il ne devrait pas être refusé à l’Allemagne le droit d’entrer dans l’Union monétaire car le Traité de Maastricht prend également en compte la durée de la consolidation», note l’IFO.
En ce qui concerne un éventuel report de la date de lancement de l’UEM, prévu en janvier 1999, l’IFO ne croit guère qu’une telle mesure permette de lever les doutes sur la stabilité de la future monnaie unique.
Si un report conduit les Etats européens à relâcher leurs efforts de consolidation budgétaire ou de relance de l’emploi, les marchés financiers interpréteront certainement cette mesure comme la fin du projet euro pour un certain moment.

«Turbulences sur
les marchés»

«Cela entraînerait probablement de fortes turbulences sur les marchés des changes. Le mark s’apprécierait alors de manière significative contre les autres devises européennes importantes avec des conséquences défavorables sur les exportations et l’emploi», explique l’IFO.
La Bundesbank n’aurait alors d’autre choix que de réduire les taux d’intérêt, mais globalement cela ne permettrait pas d’empêcher un impact négatif sur l’économie intérieure.
«De fait, du point de vue de l’inflation, les conditions sont plutôt favorables pour un lancement dans les temps de l’UEM, car la stabilité des prix en Europe n’a jamais été aussi forte que maintenant. Et il n’est pas du tout certain que ce soit le cas si nous repoussons la date de lancement», ajoute l’IFO.
«Le facteur clé de la consolidation budgétaire est sa durée», rappelle l’institut économique.
«C’est pourquoi le Traité de Maastricht ne prend pas seulement en compte le respect de l’objectif des 3,0% en 1997, l’année de référence, mais également la durée de la réduction du déficit lorsqu’il s’agit de décider de la qualification d’une nation», ajoute l’IFO qui estime que les «astuces comptables» ponctuelles n’entrent pas dans ce cadre.
Pour l’IFO, le ratio endettement-PIB devrait atteindre 62% en 1997 et rester à ce niveau en 1998.
En prenant en compte les recettes tirées des privatisations, il serait inférieur d’un demi-point de pourcentage en 1997 et d’un point de pourcentage en 1998, avec l’an prochain la prise en compte des recettes issues de la réévaluation des réserves de change de la Bundesbank. (Reuter)
Le déficit budgétaire allemand atteindra 3,3% du PIB en 1997, un niveau supérieur à celui exigé par le Traité de Maastricht mais qui ne devrait pas empêcher l’Allemagne de se qualifier pour l’Union économique et monétaire (UEM), déclare mardi l’institut de recherche économique IFO.L’estimation publiée dans le rapport semestriel de l’IFO est supérieure aux prévisions faites lors de l’assemblée annuelle de l’institut en juin (3,2%).Pour 1998, l’IFO prévoit un déficit équivalent à 2,6% du PIB, inférieur au seuil de 3,0% fixé par le traité de Maastricht.L’IFO, l’un des six principaux instituts de recherche allemand, souligne toutefois que la prévision pour 1997 est sujette à d’importantes incertitudes et que ce chiffre pourrait «être à une décimal près plus proche des 3,0% de...