Il s’agit du premier emprunt sur l’euromarché de l’APICORP, groupe créé en 1975 par l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), regroupant le Koweit, l’Arabie Séoudite, les Emirats arabes unis, la Libye, l’Irak, le Qatar, l’Algérie, Bahrein, l’Egypte et la Syrie.
APICORP, basé à Damman (Est séoudien), a précisé qu’un consortium international avait lancé l’emprunt. Ce consortium est formé de l’Arab Banking Corporation basée à Bahrein, Bank of Tokyo-Mitsubishi, Deutsche Morgan Grenfell, JP Morgan Securities et Union Bank of Switzerland.
«APICORP utilisera ce prêt pour satisfaire la demande croissante de financement de projets gaziers, pétroliers et pétrochimiques dans les pays arabes et ailleurs», a précisé le groupe.
Il a indiqué que l’émission portait initialement sur 150 millions de dollars, ajoutant que «la grande demande en Europe, au Proche-Orient et en Asie du Sud-Est» avait poussé à l’augmenter de 50%, pour atteindre 225 M USD.
Le recours des pays et entreprises arabes à l’euromarché est un phénomène relativement récent, inauguré par la Tunisie et le Liban en 1994.
Le gouvernement tunisien a émis pour 100 milliards de yen d’euro-obligations et le gouvernement libanais pour 800 M USD. Le gouvernement d’Oman est devenu en mars dernier le premier pays pétrolier du Golfe a s’adresser à l’euromarché, y empruntant 225 M USD.
Les banques libanaises Crédit Libanais, Byblos Bank et Banque Audi ont également emprunté respectivement 60 M USD, 50 M USD et 100 M USD.
Le plus important emprunt arabe effectué jusqu’à présent sur l’euromarché est celui de la société de liquéfaction de gaz qatariote Rasgas, qui a obtenu en janvier 1,2 milliard de dollars pour financer ses installations en cours de construction. (AFP)
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