Ce qui est plus important que le décès dans cette «Histoire de Safiya», c’est que l’acteur palestinien non seulement joue quasiment chaque soir mais qu’en outre il a bien l’intention de continuer.
Dans un paysage culturel palestinien désolé, M. Noubani, 47 ans, a lancé la première — et jusqu’ici la seule — production théâtrale présentée continuellement.
«L’objectif est de créer une situation artistique que les Palestiniens n’ont pas connue en raison de l’occupation israélienne», explique l’acteur.
Le public s’est pressé pendant les dix premières représentations de «l’Histoire de Safiya», qu’il joue seul quatre fois par semaine depuis début juillet dans le Centre culturel Sakakini à Ramallah.
M. Noubani a l’ambition de conduire au moins 100 représentations par an. En outre, il veut monter une deuxième pièce et cherche pour cela des acteurs palestiniens et jordaniens.
La salle où il joue peut contenir 120 spectateurs. «J’ai installé moi-même l’éclairage et la sonorisation», explique-t-il.
Ramallah avait déjà un théâtre, le Siraj, et Jérusalem-Est en a deux, mais ces salles ne présentent des pièces, en général, que pour une semaine maximum. En outre, elles accueillent aussi des projections de films et des conférences publiques.
Les théâtres de Jérusalem souffrent particulièrement du fait que le public habitant hors de la Ville sainte a les plus grandes difficultés à venir en raison du bouclage des territoires par Israël.
A Ramallah, M. Noubani n’a pas à affronter cet obstacle. «Je suis confiant à 100% dans le succès de mon entreprise. Le public palestinien est capable d’accepter l’art», dit-il.(AFP)


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