Le ministère a précisé dans un rapport que cette augmentation provenait du champ de Masila (Sud-Est), développé par la compagnie canadienne Canadian Occidental Petroleum (CanOxy), dont la production a atteint 195.400 b/j fin juin.
Un cadre supérieur au ministère du Pétrole, qui a souhaité garder l’anonymat, a estimé que la production du Yémen passerait à 450.000 b/j vers la mi-1998, à la suite des récentes découvertes à Masila et aux augmentations de production prévues dans les autres champs.
Masila est le plus important des champs yéménites, situé à 1.200 km au sud-est de Sanaa et exploité depuis 1993. Sa production devrait atteindre 200.000 b/j d’ici la fin de l’année, a-t-on ajouté de même source.
L’essentiel du reste de la production yéménite provient des champs de Maareb/Al-Jawf et de Jannah, situés respectivement à 300 et à 500 km à l’est de Sanaa. Maareb, développé par la firme américaine Hunt Oil Company, produit actuellement 170.000 b/j.
Hunt, qui dirige également un consortium international développant Jannah, prévoit une augmentation de la production de ce gisement, de 22.000 b/j actuellement à 50.000 b/j à la mi-1998.
Les autres participants au consortium de Jannah sont Exxon (Etats-Unis), Total (France), la compagnie koweitienne Kuwait Foreign Petroleum Exploration Company et les russes Machinoimport et Zarubezhgeologica.
Le Yémen, un des pays les moins développés de la planète, cherche à augmenter rapidement ses recettes pétrolières et gazières en multipliant les accords de concession et de partage de production avec les firmes étrangères.
Parmi les sociétés étrangères prospectant actuellement au Yémen figurent les américaines Amoco, Arco, Kerr McGee, l’italienne Agip, les britanniques British Gas, Clyde Petroleum, Mayfair Petroleum et Dove Energy, la canadienne Cavalley Petroleum et la hongroise MOL.
Les exportations de pétrole yéménite avaient rapporté 1,929 milliard de dollars en 1996. Le gouvernement a encaissé 904 M USD et le reste a été remis aux compagnies productrices. (AFP)

