«Ces arrestations sont injustifiées et inadmissibles», s’est-il indigné lors d’une conférence de presse.
La justice iranienne avait annoncé vendredi l’arrestation ces derniers jours de plusieurs responsables de la municipalité, accusés de «corruption, concussion et appropriation illégale de biens publics».
Le maire du 20e arrondissement, M. Davoud Tadjeran, et plusieurs de ses proches collaborateurs doivent comparaître mardi devant un tribunal spécial. Le responsable de la sécurité à la mairie de Téhéran, Mohammad-Ali Nassadjian, et plusieurs de ses collaborateurs seront jugés le 11 août, selon la justice.
M. Karbastchi, un proche du président élu Mohammad Khatami, qui doit prendre ses fonctions lundi, est la cible des conservateurs qui l’accusent notamment de «mauvaise gestion».
Ces arrestations «ont un caractère politique et visent à m’empêcher d’assumer des fonctions» ministérielles, a-t-il ajouté, affirmant que M. Khatami lui avait proposé «plusieurs postes importants au sein de son cabinet, notamment la première vice-présidence de la République».
Il a précisé avoir refusé ces propositions. «Je préfère demeurer à la tête de la mairie», a-t-il ajouté.
«La tendance politique qui a échoué au récent scrutin présidentiel semble vouloir prendre sa revanche», a-t-il indiqué, ajoutant se considérer «responsable de l’action de la municipalité» et à ce titre prêt «à comparaître devant n’importe quel tribunal».
«Le problème c’est que nous ne savons pas par quel organe ces personnes ont été arrêtées», a ajouté le maire, soulignant encore que «personne au gouvernement ne prend la responsabilité de ces arrestations».
Le Parlement, dominé par les conservateurs, et le pouvoir judiciaire ont appelé à lutter contre les affaires de corruption, notamment parmi les hauts fonctionnaires du gouvernement. (AFP)

