«La Russie détient des restes du crâne de Hitler mais nous n’avons jamais eu l’intention d’en faire un objet d’exposition», a déclaré M. Mironenko. Ces restes sont conservés dans les archives de l’Etat russe, non accessibles, a-t-il précisé.
Le directeur d’une agence de voyages britannique «Steppe East», Nick Laiang, a affirmé récemment à la presse que les autorités russes l’avaient autorisé à organiser des visites aux archives contenant les restes du crâne de Hitler.
«Les restes de Hitler sont, il faut l’admettre, un peu abominables, avec un trou de balle dans le crâne et un canapé ensanglanté», a reconnu M. Laiang.
«Nous considérons que les ossements ne peuvent en aucun cas être exposés», a souligné M. Mironenko, notant que les restes du «fuehrer» «risquaient de devenir un objet de culte» pour néo-fascistes.
La Russie a déjà déclaré à plusieurs reprises détenir des morceaux du crâne de Hitler, mais cette information n’avait jamais été confirmée officiellement.
En janvier 1996 le journal du FSB (ancien KGB) avait affirmé que les services de sécurité russes détenaient dans leurs caves les mâchoires d’Adolf Hitler, une casquette militaire du «fuehrer», un badge en or marqué de la croix gammée appartenant à Josef Goebbels, un étui à cigarettes en or offert par Hitler à Magda Goebbels, un anneau en or de Herman Goering et d’autres bijoux découverts à Berlin en 1945.
Le corps d’Adolf Hitler, découvert à Berlin par les Soviétiques en mai 1945, puis enseveli secrètement en Allemagne de l’Est pendant vingt-cinq ans, a été incinéré en 1970 et les cendres dispersées dans l’Elbe, avait révélé en 1995 un rapport inédit du KGB.
Selon ce rapport, les corps de Hitler, de sa compagne Eva Braun, de Goebbels et de sa famille, ont été enterrés sur le terrain d’une garnison soviétique près de Magdebourg en février 1946, après presque un an de tribulations.
Le 13 mars 1970, dans une lettre adressée au secrétaire général du Parti communiste d’Union Soviétique Leonid Brejnev, le chef du KGB de l’époque, Iouri Andropov, proposait d’incinérer les corps. Les troupes soviétiques devaient quitter cette partie du territoire de la RDA, et Moscou craignait que les corps ne soient déterrés. (AFP).

