«Nous sommes tombés d’accord pour réduire le nombre des expatriés employés dans le secteur privé dans tous les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et d’accorder la priorité aux ressortissants nationaux», a indiqué lundi un participant au terme de cette réunion technique.
«La réunion a discuté de la nécessité pour les pays du CCG de consacrer un certain nombre d’emplois à leurs ressortissants nationaux et de favoriser la mobilité de leurs citoyens au sein des pays du Conseil».
La réunion a aussi recommandé au secteur privé dans les pays du CCG, qui préfère s’adresser à une main-d’œuvre bon marché en provenance du sous-continent indien, de s’ouvrir davantage à leurs propres ressortissants.
Le CCG est formé de l’Arabie Séoudite, de Bahrein, des Emirats arabes unis, du Koweit, de Qatar et d’Oman. Les recommandations de ce comité technique seront soumises aux ministres du Travail et des Affaires sociales de cet ensemble, qui se réuniront en octobre à Doha (Qatar).
Les pays du Golfe cherchent depuis quelques années à nationaliser les emplois et l’Arabie Séoudite, chef de file du CCG, avait décidé en 1996 de ne plus accorder de permis de travail aux expatriés dans treize métiers, pour céder la place à près de 200.000 Séoudiens avant l’an 2000.
Les Emirats ont, pour leur part, lancé depuis deux ans une campagne pour nationaliser les emplois et intégrer les nouveaux diplômés locaux sur le marché du travail. Le gouvernement des Emirats tente actuellement d’inciter les firmes privées à remplacer les expatriés par des ressortissants nationaux.
L’Arabie Séoudite compte près de plus de six millions d’expatriés sur une population totale de 18 millions d’habitants, selon des statistiques non officielles.
Le Emirats comptent 2,3 millions d’habitants, dont plus de 80% d’étrangers, selon différentes estimations, en l’absence de chiffres officiels.
Bahrein, un petit archipel du Golfe de 600.000 habitants, s’efforce de son côté de nationaliser les emplois et réduire le chômage qui frappe les Bahreinis. Oman, le Koweit et Qatar ont lancé des programmes similaires. (AFP)

