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Actualités - Chronologie

La perle de l'Adriatique efface ses cicatrices

Hôtels réaménagés, monuments historiques restaurés, Dubrovnik, «la perle de l’Adriatique», met tout en œuvre pour étinceler à nouveau et effacer les stigmates de la guerre.
L’aéroport, en cours de modernisation et encore en chantier, signale aux touristes que Dubrovnik s’est acharnée à estomper les dégâts les plus flagrants subis au cours du conflit croato-serbe.
Désertés par les touristes et à l’abandon pendant cinq ans, endommagés par des obus, ex-asiles pour réfugiés chassés de chez eux, la plupart des hôtels de Dubrovnik, comme l’hôtel Park ou le Kompas, ont dû être rénovés et modernisés pour répondre aux exigences du tourisme moderne.
«Soixante-dix pour cent des lieux ont été remis en état après le départ des réfugiés qui sont restés deux ans», explique La Volpicella, chef de la réception de l’hôtel Minceta, partie du complexe hôtelier de Babin Kuk.
Dans cet ensemble de plus de 2.000 lits, environ 4.000 réfugiés des alentours de Dubrovnik s’étaient entassés durant la guerre.
Ils ont dû progressivement vider les lieux pour laisser la place aux touristes. Seuls quelques-uns sont restés à l’hôtel Plakir, dans le même complexe, laissant pour indice de leur présence du linge bariolé séchant aux fenêtres.
Les investisseurs étrangers ont commencé à participer timidement à la relance de Dubrovnik. Le groupe hôtelier français Accor a signé en juin un contrat de gestion avec les hôtels Osmine, Kolocep et Lero.
D’autres projets sont toujours en suspens, le géant coréen Daewoo s’intéresse, selon les milieux financiers, à Babin Kuk, le plus grand complexe de Dubrovnik.
La carcasse calcinée de l’hôtel Libertas, d’où la vue plonge du haut des falaises vers la mer, attend pour être rénové un nouveau propriétaire. Pour l’instant, seule la chaîne Hilton aurait des prétentions sur l’hôtel ainsi que sur l’Impérial.
Les façades du Belvédère ont été ravalées en guise de maquillage. Seul un touriste averti verra qu’à l’intérieur il ne reste plus que des décombres. Hôtel prestigieux avant la guerre, aujourd’hui il attend piteusement qu’un investisseur s’intéresse à lui.
Selon l’office du tourisme de Dubrovnik, la capacité d’hébergement en 1990, un an avant le début du conflit serbo-croate, était de 10.923 lits contre 6.252 cette année.
Le patrimoine culturel a également souffert de la guerre. Fin 1991, l’armée yougoslave avait bombardé Dubrovnik à partir des hauteurs de la ville.
A l’intérieur des murailles, 700 points d’impacts de projectiles explosés ont été recensés, et 400 de projectiles non explosés. A elle seule la rue principale de la vieille ville, la Stradun, a reçu 43 coups directs.
Les donations de l’UNESCO, de la fondation Soros, de Rebuild Dubrovnik Fund créé en 1992 par des agences de voyages américaines et de nombreuses donations privées ont afflué du monde entier, pour financer la réfection des toitures et rendre aux monuments abîmés leur forme initiale.
Quand le temps aura à nouveau patiné la pierre, cette rénovation fera partie de l’histoire de Dubrovnik que seuls les guides raconteront aux touristes. (AFP)
Hôtels réaménagés, monuments historiques restaurés, Dubrovnik, «la perle de l’Adriatique», met tout en œuvre pour étinceler à nouveau et effacer les stigmates de la guerre.L’aéroport, en cours de modernisation et encore en chantier, signale aux touristes que Dubrovnik s’est acharnée à estomper les dégâts les plus flagrants subis au cours du conflit croato-serbe.Désertés par les touristes et à l’abandon pendant cinq ans, endommagés par des obus, ex-asiles pour réfugiés chassés de chez eux, la plupart des hôtels de Dubrovnik, comme l’hôtel Park ou le Kompas, ont dû être rénovés et modernisés pour répondre aux exigences du tourisme moderne.«Soixante-dix pour cent des lieux ont été remis en état après le départ des réfugiés qui sont restés deux ans», explique La Volpicella, chef de la...