Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Initiative de l'ONU pour la bonne gouvernance


Barbara Kopple, documentariste deux fois couronnée d’un Oscar, s’est installée plusieurs semaines dans l’intimité de Woody Allen et de sa jeune compagne Soon Ye pour le tournage de «Wild man blues», réalisé pendant la première tournée de jazz du cinéaste-clarinettiste l’an dernier en Europe.
Présentée à la Mostra de Venise, en même temps que «Deconstructing Harry», le dernier opus du cinéaste new-yorkais, «Wild man blues» est une comédie fidèle à l’esprit et l’humour de Woody Allen, «sauf que c’est réel», souligne Barbara Kopple, primée par l’Académie des Oscars pour «Harlan County USA» et «American Dream».
«Dans le cas de Woody, c’était comme soulever une couverture et regarder dessous. J’ai passé 16 à 18h par jour avec lui. J’ai pu pénétrer dans son intimité, sa relation avec Soon Ye, son amour incroyable pour la clarinette», déclare la réalisatrice dans un entretien.

Scandale oublié

Woody Allen et Soon Ye, la fille adoptive de son ex-compagne, Mia Farrow, ne se cachent plus pour se promener main dans le main. Le scandale est oublié. Dans les palaces où ils descendent à Paris, Madrid, Milan, Venise, Woody et Soon Ye, en peignoirs, discutent de la qualité de la douche, de l’omelette espagnole, du dernier concert ou de la corvée des mondanités avec les notables italiens, croqués sur le vif. Assailli comme une rock star par ses fans en Italie, le clarinettiste se plie au jeu, cachant sa nervosité sous son humour.
«Mon but est de faire oublier au spectateur qu’il y a une caméra, de lui permettre de participer, de prendre son petit déjeuner avec Woody et Soon Ye», dit Barbara Kopple.
L’une des scènes les plus étonnantes est la rencontre de Woody avec ses parents. On dirait un gamin de 12 ans, fier de rapporter à son père, âgé de 96 ans, les trophées, les plaques, les médailles qu’on lui a donnés en Italie. Et sa mère, l’archétype même de la «mama juive», soupire et lui dit, en présence de Soon Ye, «au lieu de cette Chinoise, tu n’aurais pas pu épouser une brave fille juive?».
L’auteur de «Annie Hall» et «La Rose pourpre du Caire» n’est pas intervenu sur le documentaire: «il est venu avec Soon Ye voir une copie de 3h30, précise Barbara Kopple. On aurait dit deux gosses. Ils se marraient, c’était formidable. Il a fait trois remarques sur la musique, c’est tout».
La réalisatrice, qui termine «Generations», un long-métrage sur le Festival de Woodstock à 20 ans d’intervalle, conçoit ses documentaires «comme si c’était des fictions. J’essaie de pénétrer sous la surface, d’emmener le spectateur là où il n’est jamais allé, en mettant les personnes que je filme dans une situation où elles se sentent bien».
Barbara Kopple a également filmé, lors du dernier Festival de Cannes, un jour dans la vie de gens qui y étaient: aspirants scénaristes, producteur anglais, paparazzi, acteur. (AFP)
Barbara Kopple, documentariste deux fois couronnée d’un Oscar, s’est installée plusieurs semaines dans l’intimité de Woody Allen et de sa jeune compagne Soon Ye pour le tournage de «Wild man blues», réalisé pendant la première tournée de jazz du cinéaste-clarinettiste l’an dernier en Europe.Présentée à la Mostra de Venise, en même temps que «Deconstructing Harry», le dernier opus du cinéaste new-yorkais, «Wild man blues» est une comédie fidèle à l’esprit et l’humour de Woody Allen, «sauf que c’est réel», souligne Barbara Kopple, primée par l’Académie des Oscars pour «Harlan County USA» et «American Dream».«Dans le cas de Woody, c’était comme soulever une couverture et regarder dessous. J’ai passé 16 à 18h par jour avec lui. J’ai pu pénétrer dans son intimité, sa relation avec...