Et les prévisions météo n’étaient pas très encourageantes pour le reste de la journée, avec une succession d’éclaircies et de pluies, voire même de sérieux orages dans la soirée durant laquelle la Suissesse Martina Hingis, No1 mondiale, devait faire sa deuxième apparition.
Une première éclaircie a fait naître l’espoir lorsque l’Espagnol Alex Corretja, tête de série No6, et le Tchèque Bohdan Ulihrach ont fait leur entrée sur le nouveau Central, où les dizaines de volontaires s’étaient affairés pour assécher le court.
Mais l’espoir n’a duré que l’espace du tirage au sort. La pièce à peine retombée et la pluie a refait son apparition renvoyant les joueurs aux vestiaires et les spectateurs sous leurs parapluies.
«Depuis Wimbledon, on a pris l’habitude. On sait comment occuper notre temps libre, expliquait Kuerten toujours aussi souriant. On joue aux cartes, on regarde la télé, on parle avec son entraîneur et les autres joueurs...»
La situation n’était pas encore catastrophique à New York. «Le principal est que les trois premiers jours n’aient pas été perturbés, expliquait l’un des responsables du centre de presse. tous les premiers tours ont pu être disputés ainsi qu’une partie du deuxième tour féminin».
Rien d’alarmant encore. Pas comme ce mercredi de 1993 lorsque toute la journée avait été annulée en raison de la pluie. Ou ce dernier samedi de 1987 où la plupart des rencontres avaient été reportées au lendemain contraignant le Suédois Mats Wilander et le Tchèque Ivan Lendl à disputer la finale... le lundi.
Seles passe,
Kournikova trépasse
L’Américaine Monica Seles a conservé hier matin tous ses espoirs en disposant de la jeune américaine Tara Snyder (6-2, 6-3) au deuxième tour tandis que la Russe Anna Kournikova perdait tous les siens en succombant sous les coups de la Roumaine Irina Spirlea (6-1, 3-6, 6-3).
Seles était ravie de cette nouvelle victoire d’autant qu’elle était acquise sur un Central No2 où elle a connu tant de moments de gloire dont ses deux sacres de 1991 et 92 et ses finales de 1995 et 96.
«C’était un peu étrange et en même temps je me suis sentie un peu comme chez moi», expliquait l’ex-No1 mondiale. «En me changeant dans les vestiaires sous le stade, j’ai eu plein de souvenirs en tête, tous ces grands moments et la nervosité précédant les grands matches. Et cette fois, c’était calme».
L’ancien Central n’avait rien à voir non plus avec celui des grands jours car peu de gens s’y étaient rendus pour un duel en principe sans grand suspense.
Et cela s’avérait juste puisque Seles surmontait la perte de son service en début de rencontre (menée 2-0) pour empocher les 6 jeux suivants et le premier set. Et si elle balbutiait quelque peu pour conclure la seconde manche c’était plutôt à cause du vent...
«Il y avait beaucoup de vent et c’était dur de trouver le bon timing. Je n’ai pas réussi beaucoup de points gagnants et il faudra que je m’adapte pour la suite de la compétition», expliquait Seles qui affrontera au prochain tour la Belge Miriam Oremans.
Kournikova, elle, suivra la suite du tournoi depuis les gradins ou devant sa télévision. Donnée comme une prétendante par certains spécialistes et convaincante lors de sa rentrée, la blonde Russe a été «exécutée» par la Roumaine Irina Spirlea, ravie de rappeler à la foule qu’elle mérite sa tête de série No 11.
«Je voulais faire taire tous ceux qui disent tant de choses sur elle (Kournikova)», lançait froidement Spirlea. «Je ne dis pas qu’elle n’est pas bonne. Mais c’est frustrant de voir cette attention concentrée sur deux ou trois joueuses. Et parfois on est tête de série et l’on n’a pas droit au Central tandis qu’elle a tout ce qu’elle veut».
Auparavant, l’Autrichien Thomas Muster avait fait ses adieux au tournoi, victime en quatre sets du Britannique Tim Henman. Surprenant si l’on considère que Muster est tête de série No 5 mais moins si l’on connaît la qualité du jeu de Henman et sa progression actuelle.
«Bien sûr que c’est décevant mais il n’y a pas à avoir honte de perdre contre un joueur comme Henman», insistait d’ailleurs l’Autrichien qui croit beaucoup aux chances de son bourreau du jour.


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