Les propos tenus mardi dernier par le patriarche maronite devant une délégation de jeunes Suisses ont suscité hier encore des réactions, concernant notamment la présence syrienne au Liban et la situation de Jezzine.
Le Parti socialiste progressiste a mis en doute l’opportunité des déclarations du cardinal Sfeir «au moment où Israël exerce des pressions considérables sur le Liban, la Syrie et les Palestiniens, et s’emploie à saborder le processus de paix ainsi que tous les principes énoncés à la conférence de Madrid».
Mgr Sfeir ayant affirmé que Jezzine est victime des coups portés aussi bien par la résistance que par l’ennemi israélien, le PSP s’est demandé à ce sujet: «Sa Béatitude considère-t-elle donc que Jezzine doit rester neutre par rapport aux deux partis?»
Le communiqué du PSP a enfin estimé que «de telles déclarations ne contribuent pas à l’accélération du retour des personnes déplacées. Elles incitent au contraire au désespoir et à l’édification des barricades confessionnelles».
Prenant la défense du patriarche Sfeir, le «Mouvement du changement» (aouniste) a affirmé de son côté que le prélat maronite a reflété dans ses propos «la réalité du conflit entre deux factions au Liban (...): l’une appelle à la réalisation de la souveraineté totale (...), tandis que l’autre interprète le concept de souveraineté conformément à ses intérêts».

