L'enlèvement au sérail de Mozart dans un Moyen-Orient en guerre
le 28 août 1997 à 00h00
Sous l’œil d’un soldat des Nations Unies à béret bleu et mitraillette, derrière des rouleaux de barbelés, dans un pays indéterminé du Moyen-Orient en guerre, est située l’action de «L’Enlèvement au sérail» de Mozart dans la nouvelle production qu’en présente depuis samedi soir le festival de Salzbourg 1997. L’accueil du public de la première a été chaleureux à ce spectacle qui rompt avec les représentations habituelles de cette turquerie, premier vrai triomphe en 1782 d’un compositeur de 26 ans. La transposition d’époque et de pays opérée par le metteur en scène palestinien François Abou Salem et sa décoratrice et costumière française Francine Gaspar n’est pas gênante, sinon que le contexte guerrier donne davantage de gravité à ce «singspiel», opéra comique allemand à l’histoire fantasmatique. Le gardien du sérail Sélim est plus inquiétant qu’à l’ordinaire dans ses prétentions despotiques et son côté grotesque est bien gommé. Le rôle parlé du généreux pacha Sélim, qui ici finit curieusement en derviche tourneur, a été étoffé par l’introduction de déclamations en arabe. Un orchestre arabe a été aussi introduit sur scène. Ces ajouts, qui font certes couleur locale, cassent le rythme de la représentation de l’ouvrage dans laquelle le chef français Marc Minkoski, à la tête de l’orchestre du Mozarteum, a du mal à imposer avec force l’accompagnement instrumental. Or la musique de «L’Enlèvement» affirme bien la haine de toute servitude et la volonté passionnée d’être libre des deux couples prisonniers. (AFP)
Sous l’œil d’un soldat des Nations Unies à béret bleu et mitraillette, derrière des rouleaux de barbelés, dans un pays indéterminé du Moyen-Orient en guerre, est située l’action de «L’Enlèvement au sérail» de Mozart dans la nouvelle production qu’en présente depuis samedi soir le festival de Salzbourg 1997.L’accueil du public de la première a été chaleureux à ce spectacle qui rompt avec les représentations habituelles de cette turquerie, premier vrai triomphe en 1782 d’un compositeur de 26 ans.La transposition d’époque et de pays opérée par le metteur en scène palestinien François Abou Salem et sa décoratrice et costumière française Francine Gaspar n’est pas gênante, sinon que le contexte guerrier donne davantage de gravité à ce «singspiel», opéra comique allemand à l’histoire...
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