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Actualités - Chronologie

Victoire d'un équipier modèle, Stephens, au tour de France

Equipier modèle, Neil Stephens a obtenu mercredi la récompense qu’il attendait depuis le début de sa carrière en s’imposant en solitaire dans la 17e étape du Tour de France à Colmar.
L’Australien de 33 ans, qui a consacré depuis treize saisons tous ses efforts à des coureurs plus connus que lui, décroche sa première grande consécration dans la Grande boucle.
Stephens, engagé dans l’échappée victorieuse partie au km 70, forcé son destin à quatre kilomètres du but, terminant seul devant un groupe de douze poursuivants.
L’ancien coureur de la Once, passé chez Festina cette année, est le premier Australien à s’imposer dans une étape du tour depuis Phil Anderson, qui porta le maillot jaune en 1981 et 1982.
«Je suis très content. Je dédie cette victoire à ma femme et à ma petite fille», a lancé le héros du jour, qui a franchi la ligne en faisant le geste d’un bercement.
«Je cherche une victoire toute l’année et je l’obtiens dans la plus belle course du monde. C’est formidable», a-t-il ajouté.
Pour l’équipe Festina, qui remporte son troisième succès d’étape après ceux de Laurent Brochard le 14 juillet et de Richard Virenque à Courchevel, dimanche, la journée fut faste.

Ullrich toujours en jaune

L’équipe de Bruno Roussel a renforcé ses rangs en faisant signer le Suisse Alex Zülle pour une durée de trois ans. Mais l’annonce n’a guère fait plaisir à Virenque.
«Il va falloir faire avec, a déclaré le Varois. On va être obligé de gérer».
Dans une étape concédée par les leaders à leurs équipiers, Jan Ullrich a terminé avec le peloton, préservant son maillot jaune avec 6’22’’ d’avance sur son dauphin français.
Incertain après le calvaire vécu la veille, le Danois Bjarne Riis a tenu à continuer son tour, prenant le départ devant une meute de journalistes alléchés par la rumeur d’un possible abandon.
Souffrant de maux d’estomac, provoqués par des médicaments absorbés pour soigner une douleur au poignet, le tenant du titre fut l’un des derniers à signer la feuille de départ avant de passer la journée calé au sein du peloton.
Discrets étaient également les encouragements de ses fans pour une fois moins nombreux que ceux de son nouveau leader Jan Ullrich.

Aujourd’hui, les Vosges

Aujourd’hui jeudi, les derniers cols du tour de France seront escaladés au cours de cette dix-huitième étape, entre Colmar et Montbéliard.
Sur la distance de 175,5 kilomètres, le parcours franchit les sommets du sud du massif vosgien. La première ascension, la côte de Guesberschwihr (2e catégorie), est située dès le km 21, avant la montée plus longue mais moins sévère (2e cat.) du Grand Ballon (1360m, km 61,5) abordé par le versant du Markstein.
Le tour redescend vers le ravitaillement de Bitschwiller-les-Thann, puis s’attaque au col du Hundsruck (km 85), lui aussi classé en deuxième catégorie. Il reste encore à franchir le Ballon d’Alsace par le col du Langenberg (1060m, 2e cat.), situé sur le versant sud de ce sommet à 55 kilomètres de l’arrivée, avant de redescendre vers la Franche-Comté en passant à l’ouest de Belfort, par Giromagny et Héricourt sur des routes souvent sinueuses, favorables aux attaquants.
L’arrivée est jugée à Montbéliard après une ligne droite de 380 mètres en légère montée, tout près des installations des usines Peugeot et du stade Bonal fréquenté d’habitude par les joueurs du FC Sochaux, un des plus glorieux clubs du football français.
Depuis 1903, date de sa création, la Grande Boucle n’est encore jamais arrivée à Montbéliard, une ville de 33.000 habitants au cœur d’une agglomération de 117.000 habitants à la forte tradition industrielle. Le «pays de Montbéliard», longtemps comté sous férule germanique, est revenu définitivement à la France en 1793.
Classement de la 17e étape:
1. Neil Stephens (Aus/FES) les 218,50 km en 4h 54’38’’ (moyenne: 44,495 km/h)
2. Oskar Camenzind (Sui/MAP) à 00’03’’
3. Viatcheslav Ekimov (Rus/USP) à 00’03’’
4. Laurent Roux (Fra/TVM) à 00’03’’
5. Erik Dekker( P-B/RAB) à 00’03’’
6. Javier Pascual (Esp/KEL) à 00’03’’
7. Bobby Julich (USA/COF) à 00’03’’
8. Serguei Outschakov (Ukr/PLT) à 00’03’’
9. Peter Farazijn (Bel/LOT) à 00’03’’
10. Christophe Mengin (Fra/FDJ) à 00’03’’
11. Massimo Podenzana (Ita/MER) à 00’03’’
12. Georg Totschnig (Aut/TEL) à 00’05’’
13. Aitor Garmendia (Esp/ONC) à 00’06’’
14. Erik Zabel (All/TEL) à 03’58’’
15. Frédéric Moncassin (Fra/GAN) à 03’58’’
16. Mario Traversoni (Ita/MER) à 03’58’’
17. Robbie McEwen (Aus/RAB) à 03’58’’
18. Adriano Baffi (Ita/USP) à 03’58’’
19. Lauri Aus (Est/CSO) à 03’58’’
20. Nicola Loda (Ita/MAG) à 03’58’’
Classement général:
1. Jan Ullrich (All/TEL) 86h 27’46’’
2. Richard Virenque (Fra/FES) à 06’22’’
3. Marco Pantani (Ita/MER) à 10’13’’
4. Fernando Escartin (Esp/KEL) à 16’05’’
5. Abraham Olano (Esp/BAN) à 16’40’’
6. Francesco Casagrande (Ita/SAE) 17’14’’
7. Bjarne Riis (Dan/TEL) à 18’07’’
8. Jose Maria Jimenez (Esp/BAN) à 23’42’’
9. Roberto Conti (Ita/MER) à 28’20’’
10. Laurent Dufaux (Sui/FES) à 29’46’’
11. Beat Zberg (Sui/MER) à 31’39’’
12. Oskar Camenzind (Sui/MAP) à 32’38’’
13. Peter Luttenberger (Aut/RAB) à 38’16’’
14. Manuel Beltran (Esp/BAN) à 43’15’’
15. Jean-Cyril Robin (Fra/USP) à 53’26’’
16. Michael Boogerd (P-B/RAB) à 55’11’’
17. Daniele Nardello (Ita/MAP) à 56’39’’
18. Bobby Julich (USA/COF) à 59’50’’
19. Christophe Moreau (Fra/FES) à 1h 00’37’’
20. Stéphane Heulot (Fra/FDJ) à 1h 00’54’’.
(Reuter, AFP)
Equipier modèle, Neil Stephens a obtenu mercredi la récompense qu’il attendait depuis le début de sa carrière en s’imposant en solitaire dans la 17e étape du Tour de France à Colmar.L’Australien de 33 ans, qui a consacré depuis treize saisons tous ses efforts à des coureurs plus connus que lui, décroche sa première grande consécration dans la Grande boucle.Stephens, engagé dans l’échappée victorieuse partie au km 70, forcé son destin à quatre kilomètres du but, terminant seul devant un groupe de douze poursuivants.L’ancien coureur de la Once, passé chez Festina cette année, est le premier Australien à s’imposer dans une étape du tour depuis Phil Anderson, qui porta le maillot jaune en 1981 et 1982.«Je suis très content. Je dédie cette victoire à ma femme et à ma petite fille», a lancé le héros du...