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Actualités - Chronologie

Une longue et sanglante série

Les trois carnages révélés mercredi par la presse algérienne font suite à une longue série d’actions violentes en Algérie.
Selon les estimations occidentales, la violence a fait près de 60.000 morts depuis le début des troubles en 1992.
— 26 mai 1993: Assassinat de Tahar Djaout, poète et journaliste, premier d’une série d’attentats qui ont fait à ce jour plus de 200 victimes parmi les intellectuels (journalistes, universitaires, écrivains).
— 15 décembre 1993: 12 Croates de l’entreprise Hydro-elektra près de Blida (sud), sont égorgés. De septembre 1993 à août 1996, 117 étrangers dont 40 Français ont été assassinés par des groupes armés.
— 11 janvier 1994: Un groupe islamiste tend une embuscade au préfet de Tissemsilt (sud-ouest d’Alger): 19 morts selon le quotidien el-Watan.
— 30 janvier 1995: Attentat à la voiture piégée devant le commissariat central d’Alger: 42 morts, 286 blessés. Cet attentat, le plus meurtrier jamais commis en Algérie depuis le début des affrontements, est revendiqué par le GIA.
— 11 février 1996: Attentat à la voiture piégée contre la Maison de la presse à Alger: 19 morts dont trois journalistes. De mai 1993 à août 1996, 54 journalistes (52 Algériens, un bi-national et un Français) ont été victimes d’attentats attribués à des groupes islamistes armés.
— 27 mars 1996: Sept religieux français sont enlevés dans un monastère dans le fief islamiste de Médéa (sud ouest d’Alger). Le 23, le GIA annonce les avoir tués.
Quatre mois plus tard, l’évêque d’Oran, Mgr Pierre Claverie, est tué dans un attentat à la bombe dans son évêché. De 1994 à août 1996, 19 religieux chrétiens dont 15 français ont été tués.
— 27 septembre 1996: Attentat à la voiture piégée dans un marché de Boufarik, à 20 kilomètres d’Alger: 27 morts, selon le quotidien Le Soir d’Algérie.
— 7 octobre 1996: Trente-huit civils sont assassinés dans la région de Laghouat (sud) près du champ gazier de Hassi R’Mel.
— 11 décembre 1996: Vingt personnes sont tuées dans l’attaque d’un car de voyageurs par un commando islamiste près de Blida.
— 7 janvier 1997: Explosion d’une voiture piégée dans la plus grande artère d’Alger, la rue Didouche Mourad: 7 morts et 45 blessés (bilan officiel), 20 morts, selon la presse.
— 19 janvier 1997: 48 villageois sont massacrés à Beni Slimane (sud d’Alger).
L’explosion d’une voiture piégée dans le quartier de Belcourt, à Alger, fait 21 morts, selon un bilan officiel et 42 morts, selon le quotidien privé Liberté.
— 17 février 1997: Trente et un villageois sont brûlés vifs et massacrés à Kerrach (50 km au sud d’Alger). Le GIA, qui revendique cette opération, annonce 41 morts.
— 19 mars 1997: Trente-deux civils sont assassinés à Ouled Antar (150 km au sud d’Alger), pour la première fois en plein jour, selon la presse.
— 3 et 4 avril 1997: Quelque 84 civils sont assassinés lors d’une série de massacres dans le centre du pays, dont 52 égorgés dans le petit hameau de Thalit, entre les communes de Séghouane et de Zoubeiria, dans le département de Médéa.
— 22 avril 1997: Assassinat de 93 villageois près de Bougara (sud d’Alger). Il s’agit du plus important massacre collectif rendu public en cinq ans de violences.
— 23 avril 1997: 42 villageois sont massacrés à Omaria, dans la région de Médéa, selon le quotidien el-Watan.
— 25 avril 1997: Un attentat contre un train, dans la banlieue d’Alger, fait 21 morts. Cet attentat est le plus meurtrier commis contre un train en cinq ans de violences.
— 5 - 8 juillet 1997: Au moins 61 personnes sont massacrées lors des festivités de l’indépendance de l’Algérie.
— 12 - 13 juillet 1997: 44 personnes égorgées à Ksar el-Boukhari, dans le département de Médéa, selon la presse.
—13 juillet 1997: 21 personnes tuées les 11 et 12 à Bou Ismaïl (ouest d’Alger) et Dellys (est), par des islamistes armés présumés.
— 14 juillet 1997: 29 morts par l’explosion d’une bombe dans un marché à Baraki (banlieue est d’Alger).
— 23 juillet 1997: 47 personnes sont égorgées dans la nuit de lundi à mardi par des groupes armés dans deux villages de la région de Blida (50 km au sud d’Alger). Deux nuits plus tôt, 9 personnes ont été égorgées dans la localité de Dira, dans le département de Bouira, à l’est d’Alger. (AFP)
Les trois carnages révélés mercredi par la presse algérienne font suite à une longue série d’actions violentes en Algérie.Selon les estimations occidentales, la violence a fait près de 60.000 morts depuis le début des troubles en 1992.— 26 mai 1993: Assassinat de Tahar Djaout, poète et journaliste, premier d’une série d’attentats qui ont fait à ce jour plus de 200 victimes parmi les intellectuels (journalistes, universitaires, écrivains).— 15 décembre 1993: 12 Croates de l’entreprise Hydro-elektra près de Blida (sud), sont égorgés. De septembre 1993 à août 1996, 117 étrangers dont 40 Français ont été assassinés par des groupes armés.— 11 janvier 1994: Un groupe islamiste tend une embuscade au préfet de Tissemsilt (sud-ouest d’Alger): 19 morts selon le quotidien el-Watan.— 30 janvier 1995:...