Dans un discours de politique étrangère, le secrétaire d’Etat adjoint Strobe Talbott a notamment cité le Nagorny-Karabakh (territoire séparatiste azerbaïdjanais peuplé majoritairement d’Arméniens), l’Abkhazie (territoire sécessionniste de Géorgie) ou le Tadjikistan comme possibles bénéficiaires des efforts de paix américains.
«Résoudre les conflits doit être le travail numéro un de la politique américaine dans la région, à la fois comme condition préalable et comme accompagnement du développement énergétique», a souligné M. Talbott.
Le diplomate a rappelé que les huit anciennes républiques qui s’étendent du Caucase à l’Asie centrale renferment dans leur sous-sol d’immenses réserves de pétrole encore inexploitées, estimées à quelque 200 milliards de barils.
M. Talbott s’est notamment dit optimiste sur l’issue des négociations de paix au Nagorny-Karabakh, où le conflit qui oppose Arméniens et Azéris a fait quelque 20.000 morts entre 1988 et 1994. «Les Etats-Unis sont déterminés à aider à trouver une solution pour le Nagorny-Karabakh qui, par définition, va nécessiter un compromis difficile de part et d’autre», a-t-il affirmé.
Les Etats-Unis, la France et la Russie ont proposé le mois dernier un projet d’accord de paix à la suite du cessez-le-feu décrété en mai 1994. M. Talbott a toutefois catégoriquement rejeté l’idée d’une participation militaire américaine à une force internationale de paix dans cette région.
La question du Nagorny-Karabakh et l’initiative de Washington, Paris et Moscou devraient être au centre des entretiens la semaine prochaine à la Maison-Blanche entre le président Bill Clinton et son homologue azerbaïdjanais, Gueïdar Aliev. (AFP)

