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Actualités - Chronologie

La semaine financière dominée par les ventes US au détail

Les regards des professionnels des marchés financiers se porteront surtout cette semaine sur la statistique américaine des ventes au détail, susceptible de rendre compte d’une reprise de la consommation des ménages, l’indice des prix de détail devant, comparativement, moins retenir leur attention.
De l’autre côté de l’Atlantique, ce sont les statistiques britanniques de l’emploi qui tiendront vraisemblablement la vedette, tandis que les marchés resteront très attentifs à tout nouveau signe de tension entre Paris et Bonn sur la question de l’Union monétaire.
«Ce qui importe surtout, c’est de voir comment s’est terminé le deuxième trimestre pour l’économie américaine», assure l’économiste Gerard Lyons, de DKB International.
Les analystes s’attendent généralement à ce que les ventes au détail américaines, qui seront publiées mardi, affichent pour le mois de juin une progression de 0,1%, égale à la contraction intervenue en mai.
Cette statistique devrait apporter quelques indications montrant si le ralentissement marqué par l’économie américaine au deuxième trimestre a constitué un phénomène passager ou si cette tendance risque de se confirmer au troisième trimestre.
Sera ensuite publié mercredi l’indice des prix à la consommation de juin, généralement attendu en hausse de 2,4% sur un an, après une augmentation de 2,2% pour mai.
Pour Gerard Lyons, cet indice devrait simplement confirmer la faiblesse de l’inflation américaine, et l’analyste Eric Fishwick, chez Nikko Europe, va jusqu’à dire que les prix de détail constitueront un non-événement: «Je ne m’attends pas à ce qu’il apporte vraiment de surprise. Les marchés sont fermement convaincus que le paysage économique (américain) est fait d’une forte croissance et d’une faible inflation».

Signes de reprise

Pour cet analyste, il est encore trop tôt pour que les marchés commencent à inscrire dans les cours leurs attentes sur les taux d’intérêt, la prochaine réunion du Comité de politique monétaire de la Fed ne devant se tenir qu’au mois d’août.
D’autres économistes disent s’apprêter plutôt à rechercher tous les signes susceptibles de les aider à apprécier la situation de l’économie US en ce début du troisième trimestre.
Ainsi, Dick Howard (Julius Baet Investments) dit-il: «Nous attendons l’enquête de la Fed de Philadelphie et les indices de juillet de l’Université du Michigan, qui pourraient montrer des signes de reprise de l’activité au troisième trimestre».
En Europe, le feuilleton de l’euro continuera d’occuper les esprits.
«Il est évident que la France et l’Allemagne sont au bord de l’affrontement, dit Gerard Lyons, chez DKB. La seule question est de savoir pendant encore combien de temps ils pourront l’éviter».
Dans le domaine des statistiques, on attend surtout en Grande-Bretagne celles de l’emploi, mercredi, alors que l’inflation reste au centre des préoccupations.
«Les chiffres des revenus ne devraient pas poser de problème, estime Gerard Lyons, mais ceux du chômage devraient confirmer que l’économie britannique reste très vigoureuse».
Cet économiste table sur une croissance des revenus moyens encore aux alentours de 4,5% en mai et sur une baisse d’environ 30.000 du nombre des chômeurs en juin.
La semaine aura débuté auparavant avec la publication de l’indice britannique des prix à la production dont on s’attend à ce qu’il mette en évidence l’effet déflationniste de la vigueur du sterling.
La publication du compte-rendu de la première réunion du nouveau Conseil de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, tenue le mois dernier, retiendra elle aussi l’attention, ce document pouvant s’avérer assez riche d’enseignements à la lumière du relèvement d’un quart de point des taux britanniques annoncé jeudi.
Enfin, au Japon, l’actualité économique sera faite surtout de la réunion trimestrielle des responsables régionaux de la Banque du Japon, en début de semaine, et des chiffres du commerce extérieur, jeudi.
«Un gros excédent propulserait le yen encore plus à la hausse», observe Dick Howard, chez Julius Baer. (Reuter)
Les regards des professionnels des marchés financiers se porteront surtout cette semaine sur la statistique américaine des ventes au détail, susceptible de rendre compte d’une reprise de la consommation des ménages, l’indice des prix de détail devant, comparativement, moins retenir leur attention.De l’autre côté de l’Atlantique, ce sont les statistiques britanniques de l’emploi qui tiendront vraisemblablement la vedette, tandis que les marchés resteront très attentifs à tout nouveau signe de tension entre Paris et Bonn sur la question de l’Union monétaire.«Ce qui importe surtout, c’est de voir comment s’est terminé le deuxième trimestre pour l’économie américaine», assure l’économiste Gerard Lyons, de DKB International.Les analystes s’attendent généralement à ce que les ventes au détail...