L’ambassadeur du Liban auprès de la Ligue arabe, M. Hicham Dimachkieh a demandé l’intégration des fonds destinés à ce programme (210 millions de dollars entre 1993 et 1996) dans le budget général de l’UNRWA. Il a formulé sa demande lors d’une réunion à la Ligue regroupant l’adjoint du commissaire général de l’UNRWA, Mohamed Abdel Mouomen (Algérien) et les représentants des pays arabes accueillant les réfugiés palestiniens, selon la même source.
L’agence s’occupe de 3,3 millions de réfugiés palestiniens dont 40% vivent dans les zones contrôlées par l’Autorité palestinienne, le reste en Syrie, en Jordanie et au Liban.
M. Dimachkieh a indiqué que ce programme se répercutait «négativement» sur les réfugiés se trouvant dans les pays d’accueil, d’autant que «les pays donateurs ne respectent pas leurs engagements financiers vis-à-vis de l’agence».
Les principaux donateurs contribuant à ce programme sont les Etats-Unis (49,3 millions USD), le Japon (35 millions USD), l’Arabie Séoudite (30 millions USD) et l’Union européenne (29,1 millions USD).
Le programme d’application de la paix, mis en place en octobre 1993 par l’UNRWA est destiné à développer l’infrastructure dans les territoires palestiniens autonomes et à la création de nouveaux emplois en Cisjordanie et à Gaza.
Le diplomate libanais a en outre dénoncé «une tendance à accorder la priorité aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza et à faire assumer aux pays d’accueil des réfugiés palestiniens la responsabilité du soutien financier alors qu’il incombe à la communauté internationale d’assumer cette tâche».
L’UNRWA traverse une grave crise financière en raison de la forte augmentation de la population palestinienne et d’une stagnation de ses revenus, avait déclaré en mai le responsable de l’agence, M. Peter Hansen.
Le budget de l’agence pour 1997 a été fixé à 312 millions de dollars pour des revenus estimés à 250 millions.

