Une ligne rouge installée début juin pour encourager de telles confessions donne des résultats «fantastiques», a affirmé le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB, héritier du KGB) Nikolaï Kovalev.
298 appels téléphoniques ont été reçus en une seule journée dont «80 étaient très sérieux», a ajouté M. Kovalev dans une interview à ITAR-TASS.
Le chef du FSB a ajouté que deux services de renseignement de pays étrangers avaient «gelé» leurs activités en Russie à la suite de cette initiative.
«Nous craignions qu’il y eût de nombreux appels de la part de gens mentalement malades, mais il n’y en a aucun», a-t-il ajouté.
Le FSB avait proposé début juin aux Russes travaillant pour des services secrets étrangers de l’avouer et de devenir des agents doubles, avec la promesse que l’argent de leur collaboration avec l’étranger ne serait pas confisqué.
M. Kovalev a assuré que les services de renseignement «d’absolument tous les pays» redoublaient actuellement d’activité en Russie, citant trois jugements en ce sens en un mois.
Dans le dernier en date de ces procès, un ressortissant russe a été condamné mercredi dernier à dix ans de prison ferme par le Collège militaire de la Cour suprême pour haute trahison et espionnage, notamment économique, en faveur de la Grande-Bretagne.
M. Kovalev a regretté que des ressortissants russes «soient prêts à vendre des secrets qui peuvent provoquer des dommages s’élevant à plusieurs milliards de dollars pour la Russie». Ces informateurs se vendent «pour rien, pour mille ou deux mille dollars», a ajouté le chef du FSB.
Si quelques procès ont effectivement mis en lumière les agissements de Russes travaillant pour des services secrets étrangers, il n’existe aucune source indépendante pour confirmer les affirmations de M. Kovalev sur une «explosion» des activités d’espionnage en Russie.

