L’avocat, dont le nom professionnel est Cherie Booth, a déclaré aux quinze juges de la Cour qu’il fallait considérer les couples homosexuels de la même manière que les couples hétérosexuels et ce, en raison du «droit fondamental à un traitement égal entre l’homme et la femme».
L’affaire concerne Lisa Grant, une employée de South West Trains (SWT) en Grande-Bretagne, selon laquelle, le refus de la compagnie d’accorder une carte d’abonnement de voyage d’une valeur de 1.000 livres (1.680 dollars) à sa compagne Jill Percey, enfreint la loi européenne sur l’égalité des salaires. D’après Lisa Grant, le bénéfice de cette carte représente la moitié de son salaire.
«Si elle n’avait pas été une femme, Lisa Grant aurait pu bénéficier de 1.000 livres de plus par an», a affirmé Cherie Booth devant la Cour, ajoutant que le prédécesseur de Grant, un homme, avait pu bénéficier de cette facilité de transport, alors qu’il cohabitait avec une femme.
Le règlement de SWT offre une carte d’abonnement à l’épouse d’un employé et au partenaire du sexe opposé. La compagnie a refusé de l’accorder à Lisa Grant, parce que sa compagne n’était pas un homme.
Cherie Booth — qui a trois enfants et gagne trois fois plus que son mari premier ministre — a repris sa carrière d’avocat il y a deux mois, après l’arrivée au pouvoir du Parti travailliste.
Elle a toutefois fait son possible pour ne pas mélanger ses deux rôles, en essayant d’éviter les photographes qui se pressaient devant la Cour de Luxembourg.
Le jugement ne sera pas rendu avant le début de l’année prochaine. (Reuter)

