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Actualités - Chronologie

Tout le répertoire mondial du chant choral sur Internet

Pianoter quelques notes sur son ordinateur et retrouver instantanément l’auteur et les références de la partition, c’est un rêve que tout chef de chœur pourra bientôt combler sur Internet grâce à un site installé à Strasbourg.
«Musica», joignable à http://musica.u-strasb. fr, est d’ores et déjà la plus importante banque de données du monde pour le chant choral: plus de 67.000 titres de 17.600 compositeurs, 15 pays adhérents en Europe et sur le continent américain, plus de 25 millions de choristes dans le monde.
Tout a commencé il y a 18 ans grâce à un scientifique passionné de musique, Jean Sturm, véritable cheville ouvrière du système. Avec une équipe de bénévoles, ce chercheur du CNRS en sciences physiques a pris sur ses vacances, ses week-ends et une partie de ses nuits pour informatiser la bibliothèque de partitions du Centre d’art polyphonique d’Alsace, le Kleebach. Résultat: un gros fichier, très vite connu dans le monde du chant choral.
«En 1990, deux événements majeurs ont fait exploser Musica», raconte Jean Sturm. D’une part, la Fédération internationale de musique chorale (FIMC), dont le siège est à Namur (Belgique), a décidé d’adopter le système Musica pour s’informatiser et elle en est devenu la copropriétaire, d’autre part Musica a mis sa banque de données sur Minitel, accessible en France par 3615 Musica mais aussi sous un autre numéro de l’étranger.
La raison de ce double succès est fondée sur la qualité universitaire de l’archivage: chaque œuvre peut en effet être retrouvée par une centaine de mots-clés différents, notamment le style de la partition, sa difficulté et sa durée, ses paroles...

Bibliothèque virtuelle

L’étape suivante a été franchie en juillet 1996 avec la création du site Musica sur Internet. Toujours sur la base du bénévolat, les concepteurs du système ont réussi la prouesse d’en faire un site multilingue où l’utilisateur peut choisir le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol et le néerlandais comme langue de travail. Les pays adhérents complètent le répertoire avec leurs propres références.
«A ce jour, 8.000 sites différents se sont connectés au moins une fois à Musica», indique Jean Sturm, graphiques à l’appui. Le nombre d’interrogations est en moyenne de 200 par jour, avec des pics de 500 plusieurs jours de suite fin juin et début juillet.
Mais Musica veut aller encore plus loin: son but est maintenant de créer sur Internet une bibliothèque virtuelle universelle du chant choral où il sera également possible de rechercher une œuvre en pianotant quelques notes d’un thème, puis, en impliquant les éditeurs pour les droits d’auteurs, d’obtenir une copie intégrale de la partition.
«Tout est prêt, le système pourrait fonctionner dans trois mois, assure Jean Sturm, mais il nous faut des subventions pour concevoir les logiciels».
Musica a sollicité une aide de la Commission européenne et, afin d’aborder sa prochaine mutation avec de meilleurs atouts, a décidé de fonder une nouvelle association de droit local alsacien qui s’intitulera «Musica International». (AFP)
Pianoter quelques notes sur son ordinateur et retrouver instantanément l’auteur et les références de la partition, c’est un rêve que tout chef de chœur pourra bientôt combler sur Internet grâce à un site installé à Strasbourg.«Musica», joignable à http://musica.u-strasb. fr, est d’ores et déjà la plus importante banque de données du monde pour le chant choral: plus de 67.000 titres de 17.600 compositeurs, 15 pays adhérents en Europe et sur le continent américain, plus de 25 millions de choristes dans le monde.Tout a commencé il y a 18 ans grâce à un scientifique passionné de musique, Jean Sturm, véritable cheville ouvrière du système. Avec une équipe de bénévoles, ce chercheur du CNRS en sciences physiques a pris sur ses vacances, ses week-ends et une partie de ses nuits pour informatiser la...