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Actualités - Chronologie

Ehud Barak blanchi de l'accusation d'abandon de poste en 1992

Un rapport administratif a blanchi largement, mais pas totalement, mercredi, le chef de l’opposition travailliste israélienne Ehud Barak, accusé d’avoir abandonné des soldats blessés lorsqu’il était chef d’état-major de l’armée.
Le contrôleur de l’Etat, Mme Myriam Ben Porat, qui surveille les activités des services publics, a annoncé que son enquête n’avait relevé aucun élément permettant de mettre en cause M. Barak dans l’incident qui a eu lieu au cours d’un exercice secret en 1992.
«La police militaire qui a recueilli les témoignages des soldats blessés n’a fait état d’aucune plainte sur les conditions et la procédure d’évacuation», a affirmé Mme Ben Porat au cours d’une conférence de presse à Jérusalem.
Elle a cependant relativisé son jugement en soulignant «l’existence de témoignages contradictoires (qu’elle) n’est pas en mesure d’élucider».
Le commentateur de la radio publique a estimé que la droite au pouvoir en Israël allait continuer à exploiter cette affaire dans la mesure où Mme Ben Porat s’est refusée à dire explicitement que M. Barak avait eu un comportement sans reproche.
La droite a accusé récemment M. Barak d’avoir «fui» les lieux de l’exercice, dans la base militaire de Tzeelim dans le désert du Néguev, juste après l’accident qui avait fait cinq morts et plusieurs blessés.
Le parti Likoud de M. Benjamin Netanyahu a ainsi exploité le flou qui entoure cette affaire depuis cinq ans, du fait notamment que la censure israélienne n’a jamais autorisé la presse à publier les détails de l’accident.
Le ministre de la Justice Tsahi Hanegbi a traité l’ancien chef d’état-major «d’Ehud le fuyard» le 24 juin à la tribune du Parlement, en utilisant un jeu de mot en hébreu entre Barak et Barakh (le fuyard). L’actuel chef d’état-major de l’armée, le général Amnon Shahak, avait alors à son tour traité M. Hanegbi de «menteur».

Une opération
au Liban?

Selon les commentateurs, M. Netanyahu compte utiliser cette affaire pour porter atteinte à l’image de «Monsieur Sécurité» de M. Barak, le militaire le plus décoré de l’armée israélienne, qui veut se présenter contre lui aux prochaines élections pour le poste de chef de gouvernement, prévues en principe en l’an 2.000.
M. Hanegbi avait brandi à la tribune du Parlement un exemplaire du quotidien Yédiot Aharonot, qui avait écrit en 1995 que M. Barak avait quitté précipitamment le terrain de manœuvres en hélicoptère sans superviser les secours.
Le Yediot Aharonot a cependant publié une mise au point affirmant que l’article incriminé ne concluait en aucune façon que M. Barak avait «fui».
M. Barak s’est félicité de la décision du Contrôleur de l’Etat, «qui a affirmé de façon claire que les diffamations de voyous politiques étaient sans fondement».
«Je n’ai pas abandonné les blessés sur le terrain ni fui», a déclaré à la radio publique le chef du Parti travailliste.
Des responsables du Likoud ont en revanche estimé que le «brouillard qui entoure cette affaire n’a toujours pas été levé».
Selon deux hypothèses évoquées par la presse, l’exercice secret avait pour but soit de mettre au point une attaque de commando contre la milice du Hezbollah au Liban, soit un attentat contre le président irakien Saddam Hussein.
La censure militaire avait interdit pendant plusieurs jours de révéler la présence du chef d’état-major sur les lieux.(AFP)
Un rapport administratif a blanchi largement, mais pas totalement, mercredi, le chef de l’opposition travailliste israélienne Ehud Barak, accusé d’avoir abandonné des soldats blessés lorsqu’il était chef d’état-major de l’armée.Le contrôleur de l’Etat, Mme Myriam Ben Porat, qui surveille les activités des services publics, a annoncé que son enquête n’avait relevé aucun élément permettant de mettre en cause M. Barak dans l’incident qui a eu lieu au cours d’un exercice secret en 1992.«La police militaire qui a recueilli les témoignages des soldats blessés n’a fait état d’aucune plainte sur les conditions et la procédure d’évacuation», a affirmé Mme Ben Porat au cours d’une conférence de presse à Jérusalem.Elle a cependant relativisé son jugement en soulignant «l’existence de...