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Actualités - Chronologie

La nomination de Neeman au trésor satisfait le patronat

Le patronat israélien a exprimé son soulagement hier à la suite de la nomination du juriste Yaacov Neeman au ministère des Finances à la place de M. Ariel Sharon, chef des «durs» de la droite un moment pressenti pour ce poste.
«M. Neeman est connu pour ses options libérales et sa rigueur en matière économique. Ses compétences sont incontestables», a estimé le président de l’association des industriels Dan Propper.
Une manière pour M. Propper d’exprimer à mots couverts ses réserves vis-à-vis de M. Sharon, 69 ans, qui a profité de ses différents postes économiques (Agriculture, Commerce et Industrie, Habitat, Infrastructures) pour promouvoir ses projets politiques et s’illustrer par son interventionnisme et sa propension à faire exploser les budgets.
«M. Sharon est le dernier des bolchéviques. Surtout pas lui aux Finances», titrait récemment le quotidien Haaretz.
A 57 ans, M. Neeman fait, en revanche, figure d’expert efficace et de «professionnel».
«Nous avons besoin de ses compétences, et il est capable de relever les défis économiques, à condition d’être appuyé par le premier ministre Benjamin Netanyahu», a déclaré M. Benny Gaon, patron de Koor, le principal groupe industriel du pays.
Sur le papier, M. Neeman jouit de la confiance personnelle du premier ministre depuis qu’il a favorisé un arrangement entre ce dernier et son épouse Sarah après qu’il eut reconnu à la télévision en 1993 l’avoir trompée.
M. Neeman s’apparente par ses convictions au courant ultra-nationaliste et religieux, mais n’appartient à aucun parti, ce qui garantit son indépendance d’opinion tout en le fragilisant par rapport à la présidence du Conseil.
Le secrétaire général de la centrale syndicale Histadrout Amir Peretz a lui-aussi reconnu que M. Neeman «dispose de bons atouts, mais a malheureusement hérité d’une situation économique désastreuse».
Selon les prévisions du Trésor, l’inflation se maintiendra autour de 7 à 10% en 1997 comme l’an dernier. Le chômage devrait par contre augmenter et toucher 7,7% de la population active (contre 6,7% en 1996) alors que le taux de croissance devrait être limité à 2,5%, contre 6% en moyenne annuelle depuis 1990.
Les premières tâches de M. Neeman s’annoncent particulièrement délicates. Il doit procéder à des coupes de 600 millions de shekels (180 millions de dollars) dans le budget de l’Etat 1997, alors que la Défense réclame une rallonge de 300 millions de dollars et que les comptes de la Santé affichent un trou de 300 millions de dollars.
Il va aussi faire face à la Histadrout lors de la discussion sur le renouvellement des accords salariaux en septembre. Enfin, d’importants projets de réformes structurelles doivent être mis en œuvre, notamment la privatisation de grandes entreprises (Electricité, Eau, autorités portuaires, raffineries, El-Al, Industries aéronautiques, Industries militaires...).
Expert en droit fiscal et constitutionnel, spécialiste des «montages» complexes, le nouveau ministre des Finances peut se prévaloir de son expérience. Directeur général du ministère des Finances de 1979 à 1981, il a écrit sept ouvrages d’économie et a été membre d’une vingtaine de commissions publiques liées à des questions économiques.
Son cabinet d’affaires Herzog-Fox-Neeman a servi d’intermédiaire dans la conclusion d’importants contrats avec des multinationales et des banques étrangères.(AFP)
Le patronat israélien a exprimé son soulagement hier à la suite de la nomination du juriste Yaacov Neeman au ministère des Finances à la place de M. Ariel Sharon, chef des «durs» de la droite un moment pressenti pour ce poste.«M. Neeman est connu pour ses options libérales et sa rigueur en matière économique. Ses compétences sont incontestables», a estimé le président de l’association des industriels Dan Propper.Une manière pour M. Propper d’exprimer à mots couverts ses réserves vis-à-vis de M. Sharon, 69 ans, qui a profité de ses différents postes économiques (Agriculture, Commerce et Industrie, Habitat, Infrastructures) pour promouvoir ses projets politiques et s’illustrer par son interventionnisme et sa propension à faire exploser les budgets.«M. Sharon est le dernier des bolchéviques. Surtout pas lui...