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Actualités - Chronologie

Prologue : Boardman reprend son bien

Chris Boardman a repris samedi ce qu’il considère comme son bien, le premier maillot jaune du Tour de France, rappelant à ses rivaux qu’il restait le maître des prologues.
Le Britannique a avalé les 7.300 mètres du parcours dans les rues de Rouen en 8’20” à la moyenne de 52,466 km/h prenant l’ascendant sur le prodige allemand Jan Ullrich et sur le revenant russe Evgueni Berzine.
Cela faisait deux ans, depuis sa dramatique chute dans le prologue de Saint-Brieuc, que le coureur de l’équipe GAN attendait ce moment.
Deux ans qu’il se voyait privé de ce premier maillot qu’il porta au soir de son arrivée dans la Grande boucle, en 1994, à Lille.
Par une ironie de l’histoire, il a réalisé son rêve dans la ville où ses ancêtres brûlèrent Jeanne d’Arc, le symbole de la résistance française.
«C’était une journée très tendue, a-t-il commenté, car tout le monde me désignait comme favori et cela me mettait la pression sur les épaules. Mais c’était une bonne pression».
Plus rapide à l’intermédiaire, Boardman terminait avec deux petites secondes d’avance sur Ullrich, qui a failli réussir une symbolique passation de pouvoir avec son leader Bjarne Riis.
Parti en 44e position, le Berlinois a résisté à toutes les tentatives de ses adversaires, sauf une, celle de Boardman qui signait sa 30e victoire en prologue.

Jalabert avec
les anonymes

Désigné comme l’un des favoris à la victoire dans trois semaines, Ullrich a démontré que chaque fois qu’il courrait seul, pour son propre compte, il ne tiendrait pas compte du serment d’allégeance ostensiblement fait à son leader avant le départ.
Derrière le nouveau venu le plus prometteur du peloton, les anciennes valeurs du Tour ont rappelé qu’elles avaient encore droit de cité.
L’imprévisible Evgueni Berzine, dont on attend la confirmation de la victoire dans le Giro 1994, prend une remarquable troisième place à seulement cinq secondes du météore Boardman.
L’autre revenant s’appelle Tony Rominger.
Le Suisse a toujours apprécié ce type d’exercice imposé. Il termine quatrième dans la même seconde que le Russe, démontrant qu’à 36 ans il reste candidat à des honneurs aussi éphémères fussent-ils.
Paradoxalement, les grands perdants sont les favoris à la victoire finale, Abraham Olano et Jan Ullrich.
Parti sous le regard de Miguel Indurain, l’Espagnol n’a pas réussi à marcher sur les pas de son modèle et prédécesseur chez Banesto, bouclant la distance en 8’31’’ pour s’adjuger la huitième place.
Riis, lui, est encore plus loin, avec un chrono de 8’’36, qui le laisse à la 13e place dans les profondeurs du classement où navigue Laurent Jalabert.
Le numéro un mondial a entamé discrètement son Tour de France, choisissant de s’élancer en 63e position, longtemps avant que les feux de la rampe s’allument sur la bataille à laquelle son rang l’invitait.
Refusant ostensiblement de se mêler aux favoris, le Tarnais terminait 22e parmi les anonymes, dans le même temps que le Néerlandais Erik Breukink, ancienne gloire de l’épreuve, tombé dans un complet oubli. (Reuter)
Chris Boardman a repris samedi ce qu’il considère comme son bien, le premier maillot jaune du Tour de France, rappelant à ses rivaux qu’il restait le maître des prologues.Le Britannique a avalé les 7.300 mètres du parcours dans les rues de Rouen en 8’20” à la moyenne de 52,466 km/h prenant l’ascendant sur le prodige allemand Jan Ullrich et sur le revenant russe Evgueni Berzine.Cela faisait deux ans, depuis sa dramatique chute dans le prologue de Saint-Brieuc, que le coureur de l’équipe GAN attendait ce moment.Deux ans qu’il se voyait privé de ce premier maillot qu’il porta au soir de son arrivée dans la Grande boucle, en 1994, à Lille.Par une ironie de l’histoire, il a réalisé son rêve dans la ville où ses ancêtres brûlèrent Jeanne d’Arc, le symbole de la résistance française.«C’était une...