«Le général Shahak a téléphoné au premier ministre pour s’inscrire en faux contre ces informations», diffusées samedi par la deuxième chaîne de télévision, a déclaré un porte-parole militaire.
La télévision a affirmé que le général Shahak, 53 ans, aurait demandé à se retirer au printemps 1998, après les célébrations du cinquantième anniversaire de la fondation de l’Etat d’Israël, et qu’il ne souhaitait pas prolonger son mandat pour une quatrième année consécutive.
Selon la télévision, le général Shahak aurait pris cette décision à la suite de désaccords sur la ligne politique suivie par M. Netanyahu.
Le chef d’état-major, qui fut l’un des négociateurs des accords d’autonomie avec les Palestiniens, a exprimé à plusieurs reprises ses craintes sur le processus de paix, gelé depuis plus de trois mois.
Il n’avait pas été consulté en septembre dernier lorsque M. Netanyahu avait donné son feu vert à l’ouverture d’un tunnel archéologique dans la vieille ville de Jérusalem. Cette initiative avait provoqué des émeutes, qui avaient fait plus de 80 morts parmi les Palestiniens et les militaires israéliens en trois jours.
Le général Shahak a ensuite ouvertement traité de «menteur» le mois dernier le ministre de la Justice Tsahi Hanegbi après que ce dernier eut mis en cause le passé militaire de Ehud Barak, prédécesseur du général Shahak à la tête de l’armée et actuel chef du Parti travailliste.
Le général Shahak a pris ses fonctions en janvier 1995. Les chefs d’état-major sont nommés pour trois ans en Israël mais demeurent traditionnellement en poste une année supplémentaire. (AFP).

