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Actualités - Discours

L'école supérieure des affaires de Beyrouth : un atout pour la francophonie

A l’occasion du premier anniversaire de la création effective de l’«ESA», les deux présidents du conseil de surveillance MM. Riad Salamé, gouverneur de la banque centrale et Daniel Jouanneau, ambassadeur de France au Liban, ont invité à une rencontre élargie l’ensemble des décideurs économiques du pays et les représentants du secteur privé libanais et français qui ont participé largement à la création et au développement de cette école supérieure des affaires.
C’est donc plus de vingt institutions et entreprises cofondatrices ou bienfaitrices qui ont accueilli avec M. Roger Ourset, directeur général de l’école et son équipe, sur le campus, bon nombre de personnalités, mais aussi les lauréats de la première promotion de cette nouvelle école «faite pour durer et dont les premiers promoteurs sont les élèves eux-mêmes» confirme M. Ourset. Dans son allocution, l’ambassadeur de France a déclaré: «L’ESA est une initiative qui concerne en premier chef les Libanais. Son enseignement correspond aux besoins du Liban et des entreprises libanaises. Le MBA temps partiel permet également la formation de cadres aux nouvelles techniques de gestion». M. Jouanneau a poursuivi: « L’enseignement est dispensé prioritairement en français, mais aussi en anglais. Toutefois, il est clair que l’objectif du président Chirac, à travers la mise en place de cette école, est de renforcer la francophonie. Le français est une langue importante dans le monde des affaires». Interrogé par «L’Orient-Le-Jour», M. Riad Salamé a expliqué pour sa part que «l’ESA est le prolongement nécessaire de l’action de la banque centrale pour améliorer le secteur privé et le moderniser. Ceci explique notre initiative dans ce projet. L’ESA va permettre de former des cadres à la gestion moderne des affaires; c’est le premier pas qui conduira le pays à recouvrer son rôle régional».

Une nouvelle étape

Nouvelle étape d’importance, des cours à temps partiel seront dispensés à partir d’octobre 97. Deux programmes seront donc menés en parallèle. Le premier pour les étudiants «classiques» et le deuxième qui sera réservé aux cadres des entreprises libanaises. Cette initiative a pour but de favoriser les personnes déjà insérées dans le monde du travail. La durée de ce cycle, à l’adresse des salariés, est de 16 mois. Les cours ont été organisés pour être donnés une semaine sur deux à temps complet, les samedis matin et les vendredis soir. Les candidats doivent avoir quatre à cinq ans d’expérience professionnelle, dans des domaines proches des matières enseignées à l’«ESA». En effet, si l’enseignement, dispensé par des professeurs des grandes écoles européennes, apportera un bagage supplémentaire aux cadres libanais, ceux-ci doivent aussi offrir les fruits de leur expérience. Le diplôme reçu est un MBA délivré par l’Etat libanais mais validé par l’administration française. Ainsi, depuis quelques jours, les dossiers d’admission sont disponibles à l’«ESA» et quelque 150 élèves seront reçus. Une section particulière financière sera en place, avec l’inauguration, en janvier 98, de l’«Institut monétaire et financier»; d’autres formations supérieures spécialisées sont aussi envisagées en fonction des besoins de l’encadrement au Liban.
Le succès de l’école a dépassé les frontières du Liban, puisque des étudiants de pays tels la France, le Canada, la Belgique, la Tunisie, le Maroc et la Jordanie ont déposé leurs candidatures au MBA temps plein de la prochaine rentrée. D’ici là, la rénovation du bâtiment principal sera terminée.

Gérard de HAUTEVILLE
A l’occasion du premier anniversaire de la création effective de l’«ESA», les deux présidents du conseil de surveillance MM. Riad Salamé, gouverneur de la banque centrale et Daniel Jouanneau, ambassadeur de France au Liban, ont invité à une rencontre élargie l’ensemble des décideurs économiques du pays et les représentants du secteur privé libanais et français qui ont participé largement à la création et au développement de cette école supérieure des affaires.C’est donc plus de vingt institutions et entreprises cofondatrices ou bienfaitrices qui ont accueilli avec M. Roger Ourset, directeur général de l’école et son équipe, sur le campus, bon nombre de personnalités, mais aussi les lauréats de la première promotion de cette nouvelle école «faite pour durer et dont les premiers promoteurs sont les...