Les Etats-Unis ont confirmé en 1996 leur place de numéro un mondial des pays endettés.
Le solde entre les placements étrangers aux Etats-Unis et les placements US à l’étranger a été de $182,8 milliards l’année dernière, en raison notamment des achats sans précédent de titres de la dette publique américaine par des investisseurs étrangers à la recherche de rendements élevés, lit-on dans un rapport du département du Commerce paru lundi.
La position internationale nette des Etats-Unis — le solde de ce qu’ils doivent par rapport à la valeur de leurs placements à l’étranger — ressortait à $870,5 milliards contre $687,7 milliards en 1995.
D’énormes flux de capitaux étrangers et les pertes de change accusées par les Américains dont les actifs à l’étranger sont libellés en yen ou en devises européennes expliquent pour l’essentiel la détérioration de ce solde.
Le dollar s’est en effet fortement apprécié contre toutes ces monnaies l’année dernière. Non seulement le principal mais aussi les intérêts de ces placements à l’étranger ont vu leur valeur fondre vis-à-vis du dollar.
Les investisseurs étrangers, privés ou institutionnels, ont tout particulièrement apprécié les valeurs et les instruments financiers US en 1996. Leur encours a augmenté de $141,2 milliards à $530,6 milliards.
La Grande-Bretagne est arrivée en tête des placements directs aux Etats-Unis avec un encours de $142,6 milliards, suivie du Japon ($118,1 milliards), des Pays-Bas ($73,8 milliards) et du Canada ($53,8 milliards).
Ces mêmes pays ont été privilégiés par les investisseurs américains, mais dans un ordre différent. Arrive encore en tête la Grande-Bretagne ($142,6 milliards), mais elle est immédiatement suivie du Canada ($91,6 milliards), des Pays-Bas ($44,7 milliards) et du Japon ($39,6 milliards). (Reuter)

