Un soldat britannique a hissé l’Union Jack au sommet du monument aux morts, lors d’une cérémonie très solennelle à laquelle plusieurs centaines de résidents et de touristes ont assisté, à 7h du matin.
«Il ne faut
pas pleurer»
Dans son éditorial, le Hong Kong Standard, en langue anglaise, salue les réalisations de la Grande-Bretagne sur le territoire, auquel il promet un avenir économique toujours aussi brillant.
«Le départ de la Grande-Bretagne n’est pas la fin du monde. Ce n’est pas le jour du Jugement dernier. Il ne faut pas pleurer», écrit le quotidien.
De l’autre côté de la frontière, les troupes de l’Armée populaire chinoise étaient prêtes à prendre possession du territoire, par terre, air et mer.
«Vous devez aimer la population de Hong Kong (...) et, par vos actions, gagner le soutien et l’amour de la population de Hong Kong», a déclaré à ses hommes le général Liu Huaqing, vice-président de la Commission militaire centrale chinoise.
«J’espère que vous ferez pleinement respecter la justice et résisterez aux souffles diaboliques et influences pernicieuses de toutes sortes», a-t-il ajouté, lors d’une cérémonie organisée à la caserne de Shenzhen, en face de Hong Kong, pour les milliers de soldats qui constitueront la garnison du territoire.
La «déesse de
la liberté»
Le premier ministre Tony Blair est arrivé lundi matin à Hong Kong pour les cérémonies.
Il ne passera que 11 heures sur le territoire, le temps d’avoir des entretiens avec le président chinois Jiang Zemin.
«Ce qui est absolument essentiel, c’est qu’il y ait deux piliers à nos futures relations», a-t-il dit à la presse avant cette rencontre.
«Le premier, c’est l’adhésion à la Déclaration conjointe, l’accord entre la Grande-Bretagne et la Chine qui garantit la prospérité future et la liberté de Hong Kong».
«Le second, c’est notre désir de bâtir des relations fortes et stables avec la Chine, ce qui est à la fois dans l’intérêt de la population de Hong Kong et dans celui de la population du Royaume-Uni».
A la différence de ses homologues britannique et américain, le ministre canadien des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, a fait savoir lundi qu’il assisterait à la prestation de serment de l’assemblée de transition désignée par Pékin pour remplacer le Legco, le Conseil législatif élu.
Boycottage
de la cérémonie
Londres et Washington boycotteront cette cérémonie pour souligner qu’ils désapprouvent la dissolution de l’assemblée élue.
Axworthy a expliqué à la presse que le Canada avait de nombreux intérêts à Hong Kong et qu’il souhaitait maintenir des relations étroites avec la nouvelle administration.
«Dans le même temps, nous voulons faire savoir que le Canada attend de la Chine qu’elle tienne ses engagements concernant l’autonomie de Hong Kong, ses institutions et son mode de vie», a-t-il ajouté. (Reuter)

