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Actualités - Chronologie

Pédophilie en Italie L'école et la police mises en accusation

L’école italienne, où a été démantelé un réseau de pédophiles produisant des vidéo-cassettes pour le marché intérieur et international, et la police ont été mises en accusation par des parents des enfants concernés, cités par la presse italienne.
Au cours d’une réunion dans l’école élémentaire de Torre Annunziata, périphérie défavorisée de Naples (Sud), où les membres du réseau venaient recruter leurs victimes pendant les récréations, un groupe de mères a affirmé mercredi avoir fait part à la police de ses soupçons bien avant les faits découverts cette semaine.
«Il y a plus d’un an, nous avons prévenu la police sur les rumeurs d’un étrange va-et-vient d’hommes dans l’école, mais cela n’a absolument rien changé», ont-elles raconté.
Certaines d’entre elles s’en sont également prises à des enseignantes qui auraient été averties par les parents du comportement étrange de quelques enfants, sans être assez vigilantes.
Même si aucune preuve n’a pu encore établir la responsabilité de la Camorra, la mafia napolitaine, dans le réseau pédophile, les carabiniers ne négligent pas cette piste. Trois personnes, ayant des liens avec la Camorra, se trouvent parmi les personnes arrêtées.
Selon les enquêteurs, une institutrice aurait surpris une rencontre entre un enfant et un homme dans les toilettes de l’école mais se serait tué sous la menace.
A ces accusations s’ajoutent celles du neuropsychiatre, Gennaro Imperatore, qui a participé à l’enquête judiciaire en interrogeant les petites victimes. Selon lui, la direction régionale de l’éducation nationale a entravé le bon déroulement de l’enquête en lui refusant l’autorisation de «s’infiltrer» dans l’école officiellement comme enseignant mais en fait comme enquêteur.
Le ministre de l’Instruction publique Luigi Berlinguer a décidé l’envoi d’un groupe d’inspecteurs académiques à Torre Annunziata pour éclaircir les circonstances de l’affaire.
Par ailleurs, la presse a révélé qu’une première enquête sur ce réseau pédophile avait été classée en avril 1996.
A la suite d’une nouvelle enquête provoquée par une autre plainte d’une mère d’un des enfants victimes des pédophiles, les carabiniers ont arrêté 17 personnes démantelant le réseau. Ils ont refusé d’alimenter la polémique et ont indiqué seulement qu’ils poursuivaient leurs investigations.
Selon les derniers éléments de l’enquête, les vidéo-cassettes pédophiles auraient été revendues dans le nord de l’Italie et en Europe, peut-être en France. Le film se négociait entre un million (environ 600 dollars) et 1,5 million de lires selon la qualité de la copie, pour un chiffre d’affaires annuel d’un milliard de lires.
Les membres du réseau s’introduisaient dans l’école pendant la récréation grâce à la complicité d’un surveillant de l’école. Ils attiraient à eux des enfants dont la famille était dans le besoin en leur proposant des petites sommes d’argent, de 1.500 à 10.000 lires (un à six dollars).
Les premiers sévices sexuels avaient lieu dans un garage près de l’école et dans des appartements où ces violences étaient filmées. Les enfants, âgés de 6 à 9 ans, étaient souvent drogués et enchaînés.
La commission de la Justice du Parlement italien a commencé l’examen d’un projet de loi plus répressif contre les violences sexuelles sur les mineurs. Une procédure d’urgence devrait permettre d’approuver ce texte d’ici une semaine. (AFP)

L’école italienne, où a été démantelé un réseau de pédophiles produisant des vidéo-cassettes pour le marché intérieur et international, et la police ont été mises en accusation par des parents des enfants concernés, cités par la presse italienne.Au cours d’une réunion dans l’école élémentaire de Torre Annunziata, périphérie défavorisée de Naples (Sud), où les membres du réseau venaient recruter leurs victimes pendant les récréations, un groupe de mères a affirmé mercredi avoir fait part à la police de ses soupçons bien avant les faits découverts cette semaine.«Il y a plus d’un an, nous avons prévenu la police sur les rumeurs d’un étrange va-et-vient d’hommes dans l’école, mais cela n’a absolument rien changé», ont-elles raconté.Certaines d’entre elles s’en sont également prises...