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Actualités - Chronologie

Les perspectives de l'UEM sont menacées, selon un membre de la Bundesbank

FRANCFORT, 26 Juin (Reuter). — Reimut Jochimsen, membre du conseil de la Bundesbank, a mis en garde contre le manque d’intégration politique et les dissensions fondamentales entre la France et l’Allemagne qui menacent les perspectives de l’Union économique et monétaire (UEM) européenne.
«Je ne suis pas contre l’euro. Il peut être une bonne chose si les préconditions politiques et économiques sont favorables, ce qui n’est pas le cas actuellement», a-t-il déclaré mercredi à la presse, lors d’un dîner.
Au sommet d’Amsterdam, les responsables européens se sont entendus sur «le plus petit dénominateur commun» sans préparer clairement la voie de l’intégration ni définir une vision politique pour l’Europe, a observé ce responsable de la Bundesbank.
Plus précisément, a-t-il noté, ils n’ont pas réussi à s’entendre sur la question du vote à la majorité, sur la répartition future des votes au Conseil des ministres, sur la réduction de la taille de la commission ou encore sur l’amélioration de la coordination européenne sur les politiques étrangères et de défense.
Le pacte de stabilité et de croissance ne garantit pas le succès de l’euro, a estimé Reimut Jochimsen, en insistant sur le manque de fermeté de ce pacte qui, selon lui, ne compense pas le manque de cohérence et de confiance mutuelle entre les Etats membres.
Il est urgent, a-t-il dit, que la France et l’Allemagne résolvent leurs divergences fondamentales sur la création, réclamée par Paris, d’un contrepoids politique à la Banque centrale européenne et d’une politique européenne pour la création d’emplois.
Ces divergences ont lourdement pesé sur l’intégration européenne, a noté le gouverneur de la Buba qui, au passage, a dit estimer, comme les autorités allemandes, que la politique de l’emploi était du ressort des gouvernements et qu’il n’y avait pas de «solution européenne au chômage».
Reimut Jochimsen a dit craindre que toute l’attention se porte dans les mois à venir sur la question d’un assouplissement des critères de convergence de Maastricht parce que la France ne voudrait plus respecter ces critères et que l’Allemagne ne serait plus en mesure de le faire. «Cela m’inquiète beaucoup, a-t-il dit, de voir que l’engagement à respecter la discipline budgétaire avant et après l’Union monétaire n’a pas vraiment été accepté».
Il a exprimé une fois de plus le vœu que le calendrier du lancement de l’Union monétaire le 1er janvier 1999 soit respecté, même si seulement un petit nombre de pays est en mesure de satisfaire aux conditions. A la question de savoir s’il craignait que l’UEM soit reportée, il a répondu: «Oui, je le crains vraiment».
Il a alors noté qu’un tel report n’entraînerait pas forcément un renforcement durable du mark sur les marchés des changes.
Reimut Jochimsen a enfin déclaré que la sélection des membres de l’UEM dépendrait plus de leur capacité à maintenir durablement une discipline budgétaire plutôt que du strict respect des critères sur le déficit et la dette. «Ce qui compte, ce n’est pas le respect des limites à la décimale près, mais leur respect sur le long terme».

Le Bundestag adopte
la réforme fiscale 1999

Le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, a adopté jeudi en deuxième lecture le projet de réforme fiscale 1999 présenté par le ministre des Finances, Then Waigel.
Ce texte a été adopté par 326 voix contre 301.
La loi fiscale pour 1988 a également été adoptée par les députés allemands.
Les mesures proposées par le ministre des Finances seront probablement rejetées au Bundesrat, contrôlé par l’opposition, le 4 juillet prochain.
Mais le chancelier Helmut Kohl a déclaré mercredi qu’un compromis serait probablement conclu dans le cadre de la procédure de conciliation à l’automne.
Le projet de loi prévoit des réductions d’impôts compensées par la suppression d’un certain nombre de déductions fiscales.
FRANCFORT, 26 Juin (Reuter). — Reimut Jochimsen, membre du conseil de la Bundesbank, a mis en garde contre le manque d’intégration politique et les dissensions fondamentales entre la France et l’Allemagne qui menacent les perspectives de l’Union économique et monétaire (UEM) européenne.«Je ne suis pas contre l’euro. Il peut être une bonne chose si les préconditions politiques et économiques sont favorables, ce qui n’est pas le cas actuellement», a-t-il déclaré mercredi à la presse, lors d’un dîner.Au sommet d’Amsterdam, les responsables européens se sont entendus sur «le plus petit dénominateur commun» sans préparer clairement la voie de l’intégration ni définir une vision politique pour l’Europe, a observé ce responsable de la Bundesbank.Plus précisément, a-t-il noté, ils n’ont pas réussi...