Une étude conduite dans l’ensemble de l’Union européenne montre que la plupart des personnes interrogées souhaitent que de tels produits soient clairement identifiables par le consommateur, et sont généralement inquiets des implications éthiques des modifications génétiques d’animaux.
Selon l’étude, 74% des personnes interrogées veulent que les produits transgéniques soient clairement identifiés. Seulement 28% estiment que l’industrie seule doit être responsable de la régulation, tandis que 60% estiment que les méthodes traditionnelles d’élevage devraient être maintenues.
L’étude a été réalisée auprès de 16.000 personnes, en octobre et novembre 1996, soit avant l’annonce faite au début de l’année en Ecosse que des chercheurs étaient parvenus avec succès à cloner une brebis adulte.
«La biotechnologie moderne, et les nouvelles technologies génétiques en particulier, mettent beaucoup d’Européens mal à l’aise», explique George Gaskell, professeur à la London School of Economics et membre d’une équipe internationale de chercheurs, dans la revue scientifique «Nature».
Les consommateurs préfèreraient voir des organisations telles que l’Organisation mondiale de la santé se charger des questions de biotechnologie, que les Européens estiment trop vastes pour les compétences des gouvernements nationaux. Le Parlement européen lui-même ne recueille qu’un faible capital de confiance.
En Grande-Bretagne en particulier, les questions d’éthique inquiètent la population.
«Ils demandent: ‘Est-ce acceptable moralement parlant?’. Ce qui diffère de l’attitude des régulateurs qui demandent»: Il y a-t-il un risque?», écrit George Gaskell.
La décision prise au début de l’année par certains gouvernements européens d’importer du soja américain génétiquement modifié par Mosanto
Les exportateurs américains et le reste de la profession avaient déclaré qu’il était impossible d’identifier le soja ou les produits susceptibles de le contenir, tels que l’huile de soja et le pain. (Reuter)

