«Toutes les parties, chacune pour les raisons qui la concerne, sont parties prenantes au grand complot qui vise à déplacer les habitants de Jezzine. Il est à craindre que la réouverture du passage de Kfarfalous, décidée par les responsables, soit une comédie qui permette de résorber la crise actuelle et récuser toute responsabilité à l’avenir dans le cas où l’autre partie ne faciliterait pas une telle mesure», dit le communiqué des aounistes.
Pour l’ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, lui-même natif de Jezzine «la réouverture du passage de Kfarfalous ne représente qu’une partie des revendications des habitants de la région».
«Cette décision va rétablir les relations normales de Jezzine avec Saïda et tout son entourage au Sud. Il est inadmissible que les habitants puissent connaître, sur ce nouveau passage, les mêmes déboires qu’ils ont subis toutes ces années sur celui de Bater», a-t-il indiqué.
«Mais le plus important, a ajouté M. Karam, est que les habitants de Jezzine ne veulent plus de ces engins piégés qui fauchent les innocents sur les routes, ils demandent que l’armée prenne en charge le sort de leur région et refusent qu’ils soient catalogués de la part de qui que ce soit car leur présence sous l’occupation n’est pas consentie mais contrainte et il revient à l’Etat de les libérer».
M. Omar Karamé a qualifié la campagne déclenchée suite aux attaques menées par la résistance dans la région de Jezzine d’«artificielle».
«Tous les efforts doivent être déployés pour permettre aux habitants du Sud de rester chez eux. Mais il ne faut pas confondre les collaborateurs et les habitants innocents. Rien ne justifie que les premiers ne soient pas la cible de la résistance, mais pour les autres tout doit être fait afin de leur faciliter la vie car ils constituent le premier rempart contre l’hégémonie d’Israël, ressentie de plus en plus fortement au niveau de tous les pays arabes», a indiqué M. Karamé.

