Dans un communiqué diffusé à Londres, Greenpeace affirme rejeter la souveraineté britannique sur l’îlot de Rockall, à 290 milles marins à l’ouest des côtes écossaises, et baptise ce «nouveau pays» du nom de «Waveland» (Le pays des vagues).
Greenpeace affirme que la citoyenneté de Waveland sera offerte à toute personne prête à s’engager à «défendre la nature, protéger le patrimoine commun, réformer l’industrialisme, et assurer la paix, en croyant dans les actions et non dans les mots».
Quatre activistes ont l’intention de rester aussi longtemps que possible dans une capsule de survie arrimée à ce rocher qui émerge à quelque 20 mètres au-dessus de l’océan et est régulièrement balayé par des vagues géantes. Pendant que trois d’entre eux demeureront dans la capsule, un quatrième se reposera sur le navire de Greenpeace.
Insensées et
dangereuses
Les personnes désirant obtenir la nationalité de Waveland peuvent contacter Greenpeace sur Internet à l’adresse suivante: httpt//WWW:greenpeace org. uk., a précisé l’organisation.
L’organisation écologiste veut attirer l’attention sur la campagne de prospection pétrolière en cours dans cette partie de l’Atlantique: les autorités britanniques qui ont la souveraineté sur ces eaux, aimeraient couvrir l’endroit de champs pétroliers à l’image de la mer du Nord.
Jusqu’à présent, la région, supposée riche en pétrole brut, avait été négligée par les compagnies pétrolières qui lui préféraient les eaux relativement plus accueillantes et moins profondes de la mer du Nord.
Depuis quelques années, le ministère de l’Industrie et du Commerce britannique, qui a en charge le dossier, a affiché son intention de faire de cette région la future grande zone d’extraction pétrolière du Royaume-Uni alors que les réserves en mer du Nord s’épuisent.
Le directeur adjoint de Greenpeace Chris Rose a affirmé que son organisation ne souhaitait pas posséder Rockall mais attirer l’attention sur le fait que les nouvelles explorations pétrolières étant «insensées» et dangereuses pour l’atmosphère et les océans.
«Quatre nations veulent le pétrole autour de Rockall. Nous ne reconnaissons pas leur droit à son exploitation. Nous avons dit (au premier ministre britannique) Tony Blair que nous ne voulons pas Rockall en soi, mais que le pétrole ne devrait pas être touché, pour le bien de tous». «Nous empruntons l’île, jusqu’à ce qu’elle soit libérée de la menace», a-t-il ajouté.

