«La Syrie ne soutient pas le PKK qui n’en n’a pas besoin, parce que ce parti a de millions de partisans à l’intérieur de la Turquie», a déclaré M. Chareh lors d’un débat à la chaîne de télévision séoudienne Middle-East Broadcasting Center (MBC).
«Le vrai problème n’est pas à l’extérieur de la Turquie mais à l’intérieur du pays», a ajouté M. Chareh en appelant Ankara à «régler ce problème lui-même plutôt que d’accuser les autres» pays.
Selon lui, «des responsables turcs ont accusé la Syrie, l’Irak, l’Iran, l’Arménie, la Russie, la Bulgarie et peut-être la Roumanie, et bien sûr la Grèce et Chypre. Récemment, ils ont ajouté à la liste des pays ennemis l’Arabie Séoudite, le Soudan et la Libye», a-t-il dit.
«Certaines parties poussent l’institution militaire en Turquie à envenimer l’atmosphère avec la Syrie sans aucune raison», a ajouté M. Chareh sans identifier ces parties.
La Turquie accuse notamment la Syrie et l’Iran de soutenir le PKK et d’abriter sur leur sol ses militants armés. Le chef du PKK, Abdallah Ocalan, réside généralement à Damas ou dans la Békaa sous contrôle syrien.
M. Chareh a accusé la Turquie, qui mène depuis le 14 mai une opération militaire dans le nord de l’Irak contre le PKK, de «violation du droit international».
«Un Etat qui poursuit ceux qu’il qualifie de terroristes à l’extérieur de ses frontières, viole le droit international et les conventions internationales», a-t-il dit.
M. Chareh a d’autre part dénoncé l’alliance militaire entre la Turquie et Israël.
«Cette alliance militaire est intervenue au moment où les délégations arabes négociaient avec Israël pour parvenir à une paix juste et globale. Cette alliance vise soit à mettre fin au processus de paix, soit à faire pression sur les Arabes pour qu’ils fassent des concessions à Israël», selon lui.

