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Actualités - Chronologie

L'art retrouve sa vitesse de croisière

BALE (Suisse), 19 Juin (AFP). – L’édition 1997 de la Foire de Bâle, spécialisée dans l’art moderne et contemporain, confirme une nouvelle fois la reprise du marché de l’art entamée il y a deux ans, ont estimé les directeurs de galerie interrogés mercredi à Bâle (Suisse).
La plus enthousiaste était Mary Ehrenworth de la galerie new-yorkaise Sheehan qui parle d’une «foire épatante».
«Nous avons dû faire venir d’urgence de New York d’autres tableaux, à peine la foire ouverte», dit-elle.
La gamme de dessins du jeune Andy Warhol, à 10.000 dollars pièce, et ses petites peintures, entre 25.000 et 60.000 dollars, ont eu un succès considérable, mais cela s’explique aussi par leur bas prix, selon Mary Ehrenworth.
Thomas Lighton, de la galerie londonienne Waddington se dit «très satisfait, avec un chiffre d’affaires de 4 à 5 millions de dollars» réalisé à quelques heures de la fermeture de la foire, alors que beaucoup d’affaires sont aussi réalisées en général après la fermeture une fois les contacts noués, comme l’ont souligné la plupart des marchands.

Cibles déformées

«C’est une très bonne année, qui confirme la reprise du marché. Nous avons rencontré de nouveaux clients», indique le directeur de la galerie Waddington.
Il présentait des œuvres de Picasso, Miro, Matisse, Barry Flanagan, Mimo Paladino, et s’est réjoui de la proximité des dates avec la Biennale de Venise et la Dokumenta de Kassel, qui a déplacé un plus grand nombre d’Américains.
Pour autant, de jeunes galeries présentant des artistes moins confirmés étaient également heureuses de leur succès. La galerie berlinoise Michael Fuchs permettait aux photos du berlinois Frank Thiel de gagner une reconnaissance remarquée.
Dans la série des «jeunes espoirs», le succès était pourtant particulièrement au rendez-vous pour le new-yorkais John Tremblay, présenté par la galerie genevoise Art et Public, dont les panneaux en bois peints inspirés par les armes, et surtout les missiles, illustrant des «cibles déformées», se sont vendus presque à l’ouverture le 11 juin.
Le nombre toujours important de galeristes suisses a quelque peu baissé de 1996 à 1997, les présences allemande, américaine, anglaise, italienne ayant pour leur part tendance à se renforcer. La sélection des galeries était rigoureuse, ont indiqué les organisateurs, puisque sur 600 galeries inscrites, seules 263 ont été retenues.
Le salon, le plus important du genre, affirme n’être pas le plus cher, et de rester ouvert aux nouveaux courants, notamment en matière d’art vidéo.
Dans des gammes de prix de 30.000 à 180.000 dollars, pour des Polke Sigmar, Georg Baselitz, Axel Huette, Yves Klein, Gerhard Richter, la galerie Achenbach de Duesseldorf insistait sur la «bonne atmosphère».
Larry Ash, directrice de la galerie new-yorkaise Gagosian, se satisfaisait de «rencontrer beaucoup de nouveaux collectionneurs européens», heureuse de leur proposer Jasper Johns, Frank Stella, W. De Kooning, Brice Marden, mais encore Picasso et Fernand Léger, sans pour autant avoir encore vendu sa pièce rare de René Magritte à 3 millions de dollars.
Décidément européen avec Frank Auerbach, Fernando Botero, Lionel Feininger, Ernst Ludwig Kirchner, le directeur de la célèbre galerie Marlborough indiquait aussi ne pas avoir encore vendu le fleuron de la foire – le triptyque de Francis Bacon à 8 millions de dollars – mais être toutefois très satisfait de ses ventes.
BALE (Suisse), 19 Juin (AFP). – L’édition 1997 de la Foire de Bâle, spécialisée dans l’art moderne et contemporain, confirme une nouvelle fois la reprise du marché de l’art entamée il y a deux ans, ont estimé les directeurs de galerie interrogés mercredi à Bâle (Suisse).La plus enthousiaste était Mary Ehrenworth de la galerie new-yorkaise Sheehan qui parle d’une «foire épatante».«Nous avons dû faire venir d’urgence de New York d’autres tableaux, à peine la foire ouverte», dit-elle.La gamme de dessins du jeune Andy Warhol, à 10.000 dollars pièce, et ses petites peintures, entre 25.000 et 60.000 dollars, ont eu un succès considérable, mais cela s’explique aussi par leur bas prix, selon Mary Ehrenworth.Thomas Lighton, de la galerie londonienne Waddington se dit «très satisfait, avec un chiffre...