«L’Iran et la Syrie entretiennent d’excellentes relations (...) que nous devons renforcer pour empêcher les puissances étrangères d’exercer leur contrôle sur la région», a déclaré M. Khaddam, cité par l’agence officielle iranienne IRNA.
Il s’exprimait après un entretien avec le président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, auquel il a remis un message du chef de l’Etat syrien Hafez el-Assad, selon l’agence qui ne précise pas la teneur de la lettre.
A Damas, l’agence officielle syrienne SANA a rapporté que le haut comité mixte syro-iranien se réunira «dans les tout prochains jours à Damas» pour mettre au point un programme d’action commun.
MM. Rafsandjani et Khaddam ont, en outre, accusé les Etats-Unis et Israël de complicité dans l’offensive lancée le 14 mai dans le nord de l’Irak par l’armée turque pour pourchasser les séparatistes kurdes turcs.
«En cherchant à créer la tension entre des pays voisins, les Etats-Unis et Israël préparent le terrain à leur intervention et leur présence illégitime dans la région», a déclaré M. Khaddam, cité par IRNA.
Pour sa part, le président Rafsandjani a accusé les Etats-Unis et Israël de chercher à «semer la discorde (…) pour justifier leur domination dans la région».
La Syrie et l’Iran ont fermement condamné l’intervention militaire turque dans le nord de l’Irak, et Damas a entamé début juin un processus d’ouverture sur Bagdad, avec lequel il n’entretient pas de relations diplomatiques depuis 1980.
Le vice-président syrien a qualifié de «complot» le récent vote de la Chambre des représentants américaine en faveur de la reconnaissance de Jérusalem comme «capitale unifiée» d’Israël et du transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.
«La Syrie est prête à entreprendre d’intenses consultations au plus haut niveau avec l’Iran et avec les autres pays de la région, hostiles à Israël, pour mettre au point une politique commune face à ce complot», a dit M. Khaddam, cité par IRNA.
Le vote américain est «la preuve du mépris de Washington pour les droits de millions de réfugiés palestiniens et des revendications du monde islamique», a estimé de son côte le président iranien.

