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Actualités - Reportage

Amériques Les auteurs d'exactions demeurent impunis

LONDRES, 18 Juin (AFP). — L’ensemble des pays du continent américain ont connu de graves violations des droits de l’homme en 1996 alors que les auteurs de milliers d’exactions demeuraient impunis, affirme Amnesty International.
Dans son rapport annuel, Amnesty dénonce également «le harcèlement, les intimidations et les attaques», auxquels ont été soumis les défenseurs des droits de l’homme dans plusieurs pays de la région par exemple le Mexique.
Des «disparitions» ont eu lieu dans cinq pays: la Colombie, le Brésil, le Guatemala, le Mexique et le Pérou, selon Amnesty, qui ajoute que des exécutions extrajudiciaires ont eu lieu dans 17 pays au moins du continent, mais en particulier en Argentine, Brésil, Colombie, au Salvador au Mexique et au Venezuela.
C’est en Colombie qu’a eu lieu le plus grand nombre d’exécutions extrajudiciaires sur le continent américain — plus d’un millier, selon l’organisation —. Amnesty dénonce également la «disparition» l’an dernier de 120 personnes après leur arrestation par les forces armées ou des groupes paramilitaires de ce pays.
Au Brésil des centaines de personnes ont été tuées par la police ou par les escadrons de la mort soutenus par la police dans des circonstances laissant penser qu’il s’agissait d’exécutions extrajudiciaires, selon Amnesty.
Amnesty condamne l’application de la peine de mort au Guatemala pour la première fois depuis 13 ans avec deux exécutions. Aux Etats-Unis, les exécutions se sont poursuivies avec 45 prisonniers mis à mort en 1996, alors que 3150 étaient sous le coup d’une condamnation capitale.
L’organisation condamne également les atteintes aux droits de l’homme perpétrées par des organisations armées d’opposition, notamment les prises d’otages et les assassinats. En Colombie, au moins 200 personnes sont mortes lors d’attaques de guérillas contre des objectifs économiques et militaires et 500 personnes ont été enlevées, selon l’organisation.
La prise d’otages du MRTA à l’ambassade de Lima en décembre dernier est elle aussi dénoncée par Amnesty. Mais l’organisation note aussi dans un communiqué joint au rapport — qui ne concerne que les événements de l’année 1996 — que les médias péruviens et internationaux ont affirmé que certains des preneurs d’otages ont été exécutés sommairement après avoir été capturés vivants lors de l’opération des forces armées en avril.
Amnesty rappelle qu’elle s’était félicitée de la libération de 71 otages, tout en demandant l’ouverture d’une enquête impartiale sur les affirmations de la presse.
Amnesty dénonce enfin la présence de prisonniers de conscience dans 11 pays américains, notamment en Argentine, à Cuba, en Equateur, au Mexique et au Pérou et ajoute que des centaines de cas de prisonniers politiques emprisonnés à la suite de procès inéquitables ont été répertoriés à Cuba, au Mexique et au Pérou.
LONDRES, 18 Juin (AFP). — L’ensemble des pays du continent américain ont connu de graves violations des droits de l’homme en 1996 alors que les auteurs de milliers d’exactions demeuraient impunis, affirme Amnesty International.Dans son rapport annuel, Amnesty dénonce également «le harcèlement, les intimidations et les attaques», auxquels ont été soumis les défenseurs des droits de l’homme dans plusieurs pays de la région par exemple le Mexique.Des «disparitions» ont eu lieu dans cinq pays: la Colombie, le Brésil, le Guatemala, le Mexique et le Pérou, selon Amnesty, qui ajoute que des exécutions extrajudiciaires ont eu lieu dans 17 pays au moins du continent, mais en particulier en Argentine, Brésil, Colombie, au Salvador au Mexique et au Venezuela.C’est en Colombie qu’a eu lieu le plus grand nombre...