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Actualités - Reportage

Fièvre irlandaise avec River Dance et Lord of the dance... (photos)

WASHINGTON-Irène Mosalli

Ils sont venus rappeler que la verte Irlande, ce ne sont pas uniquement le Sinn Feine, Michael Collins et autres conflits meurtriers... A l’aide de leur panoplie folklorique traditionnelle — le «Jig» (la gigue), le «Reel» (le quadrille) et le «Hornepipe» (la matelote) —ils ont pris d’assaut le monde du spectacle américain. Il s’agit des troupes «River Dance» et «Lord of the Dance».
La fièvre irlandaise est aussi forte que celle du samedi soir. On court voir les différents spectacles présentés par ces deux ensembles qui, depuis leur début, en 1995 ont fait un tabac et continuent à jouer à guichet fermé.
Tout a commencé avec la «River Dance», un groupe d’une cinquantaine de danseurs, de danseuses et de musiciens qui a transformé une expression corporelle, purement ethnique et rigide en une explosion de joie, de dynamisme et d’harmonie sensuelle, ludique et esthétique. Abolis d’abord les costumes lourds et remplacés par des robettes noires pour les interprètes féminines et des pantalon-chemises noirs pour leurs partenaires. Puis l’accent a été mis sur une coordination de toute la gestuelle. Les bras, traditionnellement immobiles le long du corps, ont pris leur envol dans l’espace, alors qu’a été amplifié le jeu des pieds qui, en martelant fortement le sol, à la manière des claquettes, engendre un riche rythme sonore.
C’est le concours Eurovision 94 (qui mobilise 300 millions de spectateurs européens) qui a révélé le «River Dance» et qui a déclenché la folie irlandaise. D’autant que son spectacle avait été peaufiné par des concepteurs de grand talent.
Le succès fut tel que la vedette du «River Dance», Michael Flatley, bouillonnant autant d’énergie que d’idées, décide de faire scission et d’y aller de ses propres visions chorégraphiques irlandaises: il crée et anime une nouvelle troupe, dont il est évidemment la vedette. Il la baptise «Lord of the Dance». Il double la mise et électrise davantage la performance: effets psychédéliques, astucieux mélange de grâce et de virtuosité. Et surtout.
Il fait appel aux plus grands du Show Biz: Arlène Phillips, la chorégraphe du film «Annie», Patrick Woodroffe, un designer de l’éclairage qui travaille pour Michael Jackson, l’auteur de la scénographie est Jonathan Park, un grand nom de l’univers du rock and roll, Ronan Hardiman, célèbre compositeur de musique de films. Quant aux interprètes, on les a voulus tous très jeunes — le spectacle les veut extrêmement performant — et possédant parallèlement une grande connaissance de l’héritage irlandais.
Jusqu’à présent, 2,5 millions de personnes ont assisté aux représentations de «River Dance». En chiffres, cela se traduit par 78 millions de dollars en vente de billets et 71 millions en vente de cassettes-vidéo. Cet été, la troupe ira à la conquête de l’Australie.
La critique reconnaît qu’il est rare que le grand public soit séduit par la danse comme il l’est pour ce genre. Au point que partout aux Etats-Unis, on voit des jeunes et des moins jeunes courir à des cours de danse qui se sont mis aux «irish rythms». La magie des claquettes de la cornemuse et des prouesses celtes opère autant que les psalmodies contestataires et coup-de-poing du Rap.
WASHINGTON-Irène MosalliIls sont venus rappeler que la verte Irlande, ce ne sont pas uniquement le Sinn Feine, Michael Collins et autres conflits meurtriers... A l’aide de leur panoplie folklorique traditionnelle — le «Jig» (la gigue), le «Reel» (le quadrille) et le «Hornepipe» (la matelote) —ils ont pris d’assaut le monde du spectacle américain. Il s’agit des troupes «River Dance» et «Lord of the Dance». La fièvre irlandaise est aussi forte que celle du samedi soir. On court voir les différents spectacles présentés par ces deux ensembles qui, depuis leur début, en 1995 ont fait un tabac et continuent à jouer à guichet fermé.Tout a commencé avec la «River Dance», un groupe d’une cinquantaine de danseurs, de danseuses et de musiciens qui a transformé une expression corporelle, purement ethnique et...