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Actualités - Chronologie

De Camus à Yves Saint Laurent


PARIS, 16 Juin (AFP). — Les pieds-noirs d’Algérie ont connu pour certains des réussites exemplaires, comme en témoignent les destinées d’Yves Saint-Laurent ou d’Albert Camus.
Né dans les quartiers pauvres d’Alger, fils d’une femme de ménage devenu Prix Nobel de littérature en 1957, Albert Camus déclarait au sujet de la guerre d’Algérie qu’il défendrait toujours sa mère avant une juste cause, suscitant l’hostilité de l’intelligentsia française de l’époque, acquise à la cause du Front de libération nationale (FLN) algérien.
Pied-noir devenu partisan de la décolonisation, l’écrivain Jules Roy, né dans une famille de modestes colons, a retracé dans sa série romanesque «Les chevaux du soleil» l’histoire de la France en Algérie.
L’écrivain et philosophe Bernard-Henri Levy est né dans une bourgade d’Algérie, Beni-Saf, en 1948.
La réussite des pieds-noirs a été la plus éclatante dans le monde du spectacle, de Guy Bedos à Patrick Bruel, d’Enrico Macias à Roger Hanin, de Marlène Jobert à Françoise Fabian, de Jean-Claude Brialy à Nicole Garcia.
Rapatrié d’Algérie en 1962, Robert Castel fait rire aux larmes le public métropolitain avec ses chroniques de Bab el-Oued après avoir fait ses débuts dans la pièce à succès «La famille Hernandez», évocation d’une famille pied-noir.
Marthe Villalonga, qui avait quitté l’Algérie dès 1957 pour jouer cette même pièce à Paris, est restée la bonne à l’accent pied-noir de la série télévisée «Maguy».
Des rapatriés ont connu également le succès dans les affaires, comme le grand couturier Yves Saint-Laurent, originaire d’Oran, ou l’opticien Alain Afflelou, fils d’un boulanger de Sidi-bel-Abbès, en politique comme l’ancien ministre socialiste Paul Quilès, ou dans les médias, comme Jean-Pierre Elkabbach, qui a fait ses débuts à la radio, à Oran.
Fils d’un parfumeur installé rue Michelet à Alger, l’ancien conseiller spécial de l’ex-président socialise François Mitterrand Jacques Attali, et son frère jumeau Bernard, ancien PDG d’Air France, sont rentrés dès 1956.
Enfin, le maréchal Juin, une des grandes figures de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, était né à Bône (Annaba), en Algérie.
PARIS, 16 Juin (AFP). — Les pieds-noirs d’Algérie ont connu pour certains des réussites exemplaires, comme en témoignent les destinées d’Yves Saint-Laurent ou d’Albert Camus.Né dans les quartiers pauvres d’Alger, fils d’une femme de ménage devenu Prix Nobel de littérature en 1957, Albert Camus déclarait au sujet de la guerre d’Algérie qu’il défendrait toujours sa mère avant une juste cause, suscitant l’hostilité de l’intelligentsia française de l’époque, acquise à la cause du Front de libération nationale (FLN) algérien.Pied-noir devenu partisan de la décolonisation, l’écrivain Jules Roy, né dans une famille de modestes colons, a retracé dans sa série romanesque «Les chevaux du soleil» l’histoire de la France en Algérie.L’écrivain et philosophe Bernard-Henri Levy est né dans une...