Les 74 passagers et six membres d’équipage ont été libérés sains et saufs.
La police a précisé que les deux pirates de l’air étaient sortis de l’appareil les mains en l’air, après avoir donné leurs armes au commandant de bord.
La police avait initialement fait état d’un seul pirate de l’air, qui affirmait être porteur d’une bombe et menaçait de la faire exploser s’il n’obtenait pas la libération du Turc Mehmet Ali Agça, incarcéré à perpétuité en Italie pour avoir ouvert le feu sur le pape Jean-Paul II en 1981, sur la place Saint-Pierre. Le pape avait été grièvement blessé à l’abdomen, ainsi qu’à la main.
La police a fouillé l’avion mais n’a découvert aucun explosif.
«Les pirates de l’air se sont rendus après des négociations. Tous les otages ont été libérés et sont sains et saufs», a déclaré un porte-parole de la police, Werner Schmidt, à des journalistes sur l’aéroport de Cologne-Bonn, où l’appareil détourné avait atterri à 4h47 heure locale (5h.47 heure de Beyrouth).
Les pirates de l’air, qui avaient libéré cinq passagers, dont une femme cardiaque, avaient demandé un interprète parlant turc et la présence d’une équipe de télévision sur place. Mais ils se sont livrés aux forces de l’ordre avant d’avoir donné l’interview qu’ils projetaient.
Le porte-parole de la police a précisé que parmi les passagers pris en otage se trouvaient 17 Turcs, 32 Libyens, 32 Maltais, un Russe et un Américain.
L’identité des deux pirates n’a pas été révélée. L’un d’eux «a demandé la libération d’Ali Agça, celui qui voulait tuer le pape», a dit le porte-parole de la police. L’avion a été détourné lundi après son décollage de Malte pour un vol à destination d’Istanbul.


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